Ma voiture et moi. Sur 800 km d’autoroutes allemandes, autrichiennes et hongroises. Deux vignettes et un plein plus tard, arrivée vespérale à Budapest.
Très beau, cela valait la peine de braver neiges bavaroises, brumes styriennes, pluies autrichiennes, files viennoises et vignettes et policiers hongrois (matrica et rendörszeg ou rendörzseg…)!
L’arrivée du haut de Buda, la vue sur la citadelle, le château et le Danube et ses ponts surtout, avec en fond le Parlement et Pest, rémunèrent amplement les kilomètres avalés.
Installation rapide à l’appart’ et recherche acharnée d’une place pour celle dont on parlait ci-dessus. Une place de parking pour la voiture, donc.
Digression sur le parking à Budapest
Surtout, ne venez jamais en voiture à Budapest. Pour moi, c’est déjà la troisième fois et cela ne s’arrange pas. Donc : le train, l’avion, le stop, le vélo, le bus, la trottinette, la marche à pied, la nage danubienne…Tout mais pas la voiture.
La rue a un tarif : autour de 210-230 forint (85 eurocents) de l’heure de 8 à 18 heures. Un gardien par trottoir et fourgonnettes des poseurs de sabots à l’affût. Même pas la peine d’essayer.
Parking payant et gardé ? Oui, bien sûr, moi je suis parkoló parkoló, j’en fait toujours un peut trop pour mon auto, moi je ne que connais que des rimes en « o »… Alors parking, parkoló, oui, mais à quel prix : les hôtels vous renverront vers les parkings souterrains.
Bref palmarès : place Szabadàg, le prix est affiché en demi-heure pour ne pas trop effrayer, on est à 180 forint les 30 minutes, soit un euro cinquante de l’heure en journée, la moitié la nuit. Service de parking « professionnel » d’après le réceptionniste de l’hôtel Parlament, whatever that is. Tarifs disponibles après avoir franchi la porte automatique, mais on peut ressortir sans payer, à condition de se presser.
Le parking sous la Basilique annonce une « akció », une bonne action pour le portefeuille de son gestionnaire, à 280 ft de l’heure, bien au-dessus d’un euro…
Plus loin, mais pas en souterrain dans une perpendiculaire au korüt, style terrain vague aménagé et gardé, voici une offre à 200 ft de l’heure. Par jour, ça reste sur la vingtaine d’euros, gloups…
Le parking derrière l’immeuble de Podmanicki ? Riche idée, surtout la nuit, les gardiens peuvent être accommodants, un des deux est même très sympa et parle allemand (les autres seulement hongrois). A condition de dégager quand les locataires des emplacements arrivent : chaque matin, dès 6 heures…
Reste le filon du West End : le “mall”, le centre commercial à côté de la gare de l’ouest construite par Gustave Eiffel, a beau être près, ses parkings se sont cachés le plus loin possible. L’entrée est digne de Metropolis : parkings à droite, à gauche, en bas, en haut, il doit y en avoir 5 ou 6 ! Le premier tenté reste dans la moyenne, d’un euro de l’heure. En hongrois seulement mais avec plein de sourires. Le second décroche la palme : 600 forint de l’heure, soit deux euros 30 !
Mais c’est là qu’il fallait passer pour trouver le filon, juste derrière, entouré d’une haute palissade bleue : le parking long terme, à l’air libre, sur ce qui ressemble à une jachère ferroviaire : 600 forint… par jour ! On tente…
24 heures plus tard, la voiture y est toujours…
Les aventures de parking et l’arrivée tardive ont empêché tout vrai repas : une bière avec Richard, un McDo… et l’internet café…
Bamberg est tout de même très belle même sous la pluie mais moins que sous le soleil !
Vava me souhaite bon voyage ! Même si au compteur aujourd’hui on ne fait pas des masses de kilomètres…
Shopping, visite courte chez Heller (Schlenkerla Rauchbier und Schnaps) et promenade dans le centre, entre la Bergstadt et l’Inselnstadt.
Déjeuner de carpe fumée et découverte des rives de la Reignitz et de la cathédrale avec son ange souriant et son chevalier médiéval…
Après-midi dans la campagne à Buttenheim, brasserie Löwenbrau fermée mais la vente à emporter est possible, il faut se rabattre sur le voisin présenté comme moins intéressant par Yvan, St-Georg, mais finalement, tout à fait correct.
Löwenbräu est à recommander absolument: toutes ses bières sont excellentes et vendues à bon prix, le personnel est très sympa. Ils ont aussi la Ungespundetes, bien houblonnée, un rêve…
Soirée à la brasserie de l’hôtel de la brasserie Spezial, escalope viennoise et lecture : Franz Werfel, tiens ! La Ungespundetes de Spezial est aussi vraiment très bonne…
Au final, le vocabulaire allemand s’est enrichi de « Grüss Gott » sonores et de « Zum Wohl ! » oubliés depuis les Oktoberfesten de la Place Jourdan à Bruxelles.
Demain, départ pour Budapest.
Quitter au plus vite Fässla et traverser la Steinweg pour gagner Spezial, la chambre est déjà réservée…
Payer, changer la voiture de parking et le tour est joué…
Vite, Stadtsluft macht frei… La ville est plus baroque que baroque. Brasseries ? Oui : Klosterbrau, Mahr’s…
Excellent choix de bières… Entre-temps visite guidée de la Neue Residenz et de tout le centre. Très beau et baroque.
Le soir, Spezial régale : oie et assortiment de bières fumées… 
Lager, surtout, et moins Märzen, un peu lourde, par contre la “U”, la Ungespundetes, a un goût de reviens-y. Cela signifie que la bière a pu reposer (“lager”) sans contrainte dans la cuve. Elle a ainsi pu s’exprimer pleinement mais sera moins gazeuse en contrepartie, mais quel goût!
Et merci à Yvan et à Lorenzo pour leurs bons conseils, ils ont été très utiles!!