Après le petit déjeuner tardif et une demi-heure au jardin à ramasser le petit bois élagué, départ vers Bucarest : il faut arriver avant 18h au CND pour une audition qui se prolongera immanquablement.
J’attends chez Becker Bräu : la bière filtrée est délicieuse meilleure que la seconde, non filtrée.
George Netedu est le maître brasseur de la seule microbrasserie de Bucarest. Roumain ayant travaillé en Allemagne, à Charlottenburg près de Berlin, il applique la Reinheitsgebaut de 1516 et produit la meilleure bière de Roumanie.
George brasse ici depuis 1998 avec deux cuves de 500 litres importées d’Allemagne, qui font fièrement reluire leur cuivre au centre de l’espace.
Sa lager fait 4,5° ou 5° et est donc produite exclusivement à base d’eau, de malt, de houblon et de levure évidement. Elle est proposée en version filtrée (****) et non filtrée (***).
Le brasseur évoque des blanches, des noires et d’autres produites occasionnellement mais jamais vues à la carte.
Cela vaut le détour, la carte restaurant présente les grands classiques allemands consistants dans une vaste cave voûtée et en été au Biergarten.
L’ambiance et le décor de brasserie plairont plus aux messieurs, gratifiés en outre d’un service féminin absolument charmant en costume folklo. Par contre la descente du grand escalier qui plonge au milieu des tablées rustiques déconcertera plus d’une cliente.
En saison, le jardin d’été mettra tout le monde d’accord, Becker Bräu est un endroit délicieux et étrange, un peu difficile à imaginer dans un quartier fortement marqué par l’urbanisme de Ceausescu, à l’ombre du palais d’Elena.
Cela fait deux semaines que je suis parti.
A part le blog, je n’ai pas encore écrit une seule ligne, va falloir s’y mettre la semaine qui vient !
On est parti en week-end express à Monteoru : départ samedi après-midi, retour le dimanche à la même heure.
Comme d’habitude, on réussit à prendre deux repas sur la même soir : un en arrivant à 17h et l’autre après la sieste vers 21-22h… Les grillades sont délicieuses… Dan excelle dans l’art du barbecue.
Autoroute
Il y aura des autoroutes en Roumanie dans 10 ans.
C’est la conclusion de toute discussion à ce sujet ici. Pour l’instant, il n’y en a guère, de convenables mais les routes nationales sont bonnes. Ce sont des deux ou des quatre bandes relativement planes et bien entretenues. Les quatre bandes s’apparentent à des autoroutes où on roule à 120 km/h même si je persiste à croire en une limitation à 90… La bande de droite est plus petite que celle de gauche et est empruntée par les véhicules lents. Ou très lents. Ou à l’arrêt. En tout cas, on est prié de s’y rabattre dès qu’arrive un véhicule plus rapide.
Le dépassement est pratiqué partout, y compris où c’est interdit. On peut dépasser un véhicule lent sur la bande de gauche, où en mordant encore plus à gauche sur la bande rapide dans l’autre sens, voire sur la bande « lente » dans l’autre sens, comme cela vous avez quatre véhicules de front…
Il y aurait des radars dans certains villages où la limite est à 50. Car les grands routes traversent les villages. Tous. Et ils sont longs, tellement que parfois ils se touchent. Beaucoup de gens ralentissent donc dans les villages. Enfin certains, ceux avec les radars et où la police veille. D’où ralentissement, puis redémarrage…
Ah oui, et les détecteurs de radars ne seraient pas interdits…
Classé dans : Bucarest-Ouest
Le 16 février est le premier jour où je publie réellement ce blog sur l’internet, avec une dizaine de jours de retard.
Cela prend un temps fou de publier en ligne avec cet outil qui se plante et dont je ne connais pas le fonctionnement, mais c’est relativement simple.
Le soir, vernissage dans un bar à cocktails scandaleusement peu tassés, puis à minuit, diner au bistro Festival.
Classé dans : Bucarest-Ouest
Une autre journée de mise en place : la carte Visa fonctionne au distributeur, mais pas sur internet…
J’ai ouvert un compte en banque en euros à la BRD, le personnel est charmant, mais surtout roumanophone, et à l’occasion parle un peu d’anglais hésitant.
C’est marrant comme on se sent plus appartenir à un pays dès qu’on a un compte à la banque, même si en réalité on appartient surtout à cette banque, qui en l’occurence est un grand groupe français.
Selon Selena, un lobby s’était mis en place.
La notion de lobby étant surtout présente dans la tête d’Amir. A tel point, que Vava craignait pour sa vie et son intégrité physique en allant se faire couper les tifs par Amir
…
Le but : empêcher mon départ bien sûr, mais sur le ton plaisant des conspirateurs d’opérette…
Extrait du mail de Selena : « J’ai vu Amir ce week-end – il m’a fait part du vide qu’ils ressentent tous du fait de ton départ (je ne sais pas si ceci te fera plaisir ou au contraire mal). Il m’a aussi parlé du lobbying exercé sur toi pour que tu ne partes pas, ça m’a fait rire. »
Quant au mal du pays, elle me dit de ne pas me faire d’illusion : il viendra tôt ou tard. Mon amie belgradoise sait de quoi elle parle évidemment.
On verra, cela va dépendre de l’état d’esprit ! Après l’internet, c’est le GSM belge qui s’est rétabli (après moult protestations, j’aurais vraiment dû quitter Proximus…).
Classé dans : Bucarest-Ouest
Après chipotages, l’internet fonctionne ! Reste à faire le blog et redémarrer l’internet banking.
Les courses chez Carrefour sont limite cauchemar : trop loin, et peu fourni en légumes ! A revoir !
Petit spectacle le soir, avant dîner de St-Valentin.
Saint-Valentin n’existe pas dans le calendrier orthodoxe. Pourtant je croyais qu’il datait de l’Empire romain, avant le schisme d’Orient. 
Malgré tout, les Roumains fêtent tout de même Valentine’s Day, témoins ces messieurs porteurs de roses un peu partout en ville.
Donc on peut aussi le fêter ! Et on l’a fait.
Classé dans : Bucarest-Ouest
Une journée entière consacrée au déballage des bagages et à l’installation.
La carte Visa est arrivée ! Mais inactive! Il faut attendre…
Rendez-vous en ville pour la réunion de rédaction du mensuel francophone de Bucarest, Regard : on me commande un article, et peut-être même plusieurs, sur le thème bateau de la francophonie utile, avec angle belge…
Le rédac’chef fait ça bien mais peu de journalistes étaient présents pour cette réunion de rédac’. J’avance l’idée d’une rubrique resto-bars-boîtes plus développée et pratique.
Premier exercice de bonne adresse pas trop chère : le bistrot transylvain du passage Villacrosse… Une des journalistes, Marion, très sympa et intéressée par la rubrique sorties, y dîne ! Bucarest est petit ?
Voici quelques images animées…
Ne dites pas maison de campagne ou chalet dans les montagnes, mais cabana.
Cette notion de seconde résidence peut couvrir différents types d’immobilier, en Roumanie comme ailleurs : cela va de cabane en planche à la villa quatre façades, selon l’interprétation.
La maison de Bruno à Sugny est une cabane, même si rien n’y manque pour le confort.
Mais en Roumanie, c’est surtout un concept : la cabane représente le loisir et l’éloignement.
Pour Karel, la cabane peut être confortable mais sans électronique : la télé et le DVD n’y entrent pas, c’est un lieu de calme. L’absence d’électricité et d’eau courante correspond presque plus à un choix de vie qu’à la nécessité pour d’autres.
A Sugny, l’aspect cabane de la maison est souligné par le feu ouvert et la présence de la Defender et d’autres véhicules forestiers.
A Monteoru, tout le confort est là, mais avec en prime suprême, le calme! La sérénité, et cela n’a pas de prix…
Autre supplément d’âme pour Monteoru, la tuica, l’eau de vie de prune qu’on y déguste en apéritif, est entièrement produite sur place: des fruits au petit bois pour chauffer l’alambic…
Pour les uns comme pour les autres, c’est la garantie d’une retraite, d’une coupure par rapport à la vie quotidienne.
Bref, la cabane, c’est avant tout un concept urbain.
Et comme prévu, on dort bien à Monteoru ! La principale activité d’un lundi à Monteoru est la visite du jardin, avec ses particularités : l’alambic, la cabane à chat et les boutures ! Le dernier trajet n’est pas long mais le brouillard en embuscade ne facilite pas les choses. Arrivée à Bucarest parmi les abrutis du volants à l’heure. Retrouvailles…
Visite guidée du centre de Sibiu en compagnie de Karel : les églises, leurs trésors, leurs architectures, leurs orgues, leur rites et leur publics.
La ville est rayonnante : rénovée, prête pour l’année culturelle…
Ah, elle est déjà commencée ? Oui, allons au centre d’information chercher le fameux programme. Il est fermé… Pareil pour le secrétariat évidemment. On reviendra essayer sans planifier, promis… Il paraît que des contrats se signent en ce moment encore.
Hermannstadt, jeune depuis 1191
Les Daces étaient les premiers ici. Ils ont été colonisés par les Romains, puis quasiment un millénaire plus tard par les Hongrois. Mais ni ces Roumains, ni ces Hongrois ne mettaient en valeur cette terre appelée par les Hongrois Erdeliy. Les « Saxons » furent donc recrutés au 12ème siècle pour ce faire et y créèrent leurs sept forteresses, Siebenburgen, dont Hermannstadt, alias Nagyszeben ou Sibiiu, explique Karel. Cela marcha fort bien : la ville prospère, les Saxons, 500 familles parlant bas-allemand habitant un centre ville jusqu’il y a peu réservé à eux seuls avant de s’ouvrir aux Hongrois puis aux Roumains.
Explications, avec les dates de construction des différentes églises protestantes, catholiques et orthodoxes à l’appui. Il faudrait encore parler des Juifs et des Tziganes. Pour les Saxons par contre, l’après-guerre s’est mal passé. Mais certains n’en ont pas gardé trop de rancune et d’Allemagne ils aident à restaurer leur joyau de ville.
Départ de la ville culturelle, encore une fois la mauvaise route, la blague se répètera au passage de Brasov, beaucoup plus animée, à découvrir aussi, enserrée dans ses montagnes.
Toujours plus loin, toujours plus cette ambiance à la Twin Peaks. 300 kilomètres seulement, mais qu’ils sont longs en montagne ! Mais très beau, le temps est clément, avec des pointes de mercure jusqu’à 15° et pourtant en altitude encore un peu de neige subsiste, très joli !
La route sinueuse aussi, mais une fois la nuit tombée, c’est moins agréable mais cela n’empêche pas l’arrivée à Monteoru pour le dîner chez les parents de Vava !
570 bornes plus loin, on est un peu fatigué. Le téléphone belge refuse toujours tout service, à cause de la carte Visa bloquée?
Pour ajouter à l’ambiance, entre petits laveurs de vitres, changeurs au noir et vendeurs de jeux d’échecs sur le parking TIR côté roumain, voilà que la carte Maestro ne fonctionne plus. Il a fallu marcher jusqu’au restaurant suivant sur la nationale pour changer les euros de réserve et payer le plein d’essence après Deva… Après cela, on verra pour le cash ???
Heureusement j’ai retrouvé la carte SIM roumaine que je croyais avoir oubliée… Sans ça… J’ai donc pu contacter Karel qui m’accueillera comme un roi à Sibiu. La route est longue, une fois quittée l’autoroute hongroise impeccable. Cela commence déjà en Hongrie, avec l’entrée de Szeged, bien confuse.
Et hop, direction la frontière, par la nouvelle bretelle… Ca roule ! Sauf que raté, c’est la frontière serbe, miljaar ! Demi-tour, traversée de Szeged, route pénible jusqu’à la frontière roumaine.
Passage sans aucun problème, mais c’est autour d’Arad, le plus pénible.
La nuit tombe, la pluie aussi, la brume et les camions rendent ce trajet particulièrement pénible… Jusqu’où aller ? Finalement loin, Sibiu…
C’est plus que la moitié de cette dernière grosse étape, vouée à être partagée en deux au moins. La route est longue, une fois quittée l’autoroute hongroise impeccable.
Cela commence déjà en Hongrie, avec l’entrée de Szeged, bien confuse. Et hop, direction la frontière, par la nouvelle bretelle… Ca roule ! Sauf que raté, c’est la frontière serbe, miljaar ! Demi-tour, traversée de Szeged, route pénible jusqu’à la frontière roumaine. Passage sans aucun problème, mais c’est autour d’Arad, le plus pénible.
La nuit tombe, la pluie aussi, la brume et les camions rendent ce trajet particulièrement pénible… Jusqu’où aller ? Finalement loin, Sibiu… C’est plus que la moitié de cette dernière grosse étape, vouée à être partagée en deux au moins. La route est longue, une fois quittée l’autoroute hongroise impeccable. Cela commence déjà en Hongrie, avec l’entrée de Szeged, bien confuse. Et hop, direction la frontière, par la nouvelle bretelle… Ca roule !
Sauf que raté, c’est la frontière serbe, miljaar ! Demi-tour, traversée de Szeged, route pénible jusqu’à la frontière roumaine. Passage sans aucun problème, mais c’est autour d’Arad, le plus pénible. La nuit tombe, la pluie aussi, la brume et les camions rendent ce trajet particulièrement pénible… Jusqu’où aller ? Finalement loin, Sibiu… C’est plus que la moitié de cette dernière grosse étape, vouée à être partagée en deux au moins.
Citation du jour« La planification, on a déjà donné… » Karel Bergé
Karel est dentiste à la retraite, 71 ans, et habite depuis quelques années ici avec Marga, dentiste également mais encore active. Lui est flamand et vient depuis 1992 en Roumanie, elle est … roumaine.
Lorsqu’il explique que le fort des Roumains, par exemple pour Sibiu capitale culturelle européenne en 2007 ce n’est pas d’organiser, de programmer et de planifier, mais plutôt d’improviser, elle rétorque que la planification, ici, ils ont déjà donné, et que d’ailleurs, ses vacances étaient planifiées pendant des années, et pas toujours au bon moment, ce n’étaient pas des vacances d’été, mais plutôt des vacances d’état, et que de toute façon, il suffit de venir sans programme, et de voir ce qu’il y a, etcetera, etcetera…
La plus grande salle de spectacle n’a que 300 places, occupées par les invités, critique Karel. Non, 400 places, réplique-t-elle.
Le lendemain, il fait allusion au concert de l’orchestre de la Scala dans la petite salle… Quelle petite salle ? intervient Marga…
Plus tard encore, c’est le récit du repas de souvenir pour les parents décédés : vin et pain. Dis, Marga, raconte à notre invité l’histoire du pain… Non, raconte la, toi, répond-t-elle à Karel. Non, c’est ton histoire… Non, raconte, on va voir si tu es capable. Non, vas-y toi, tente-t-il encore.
Et si je n’ai pas envie ? réplique-t-elle…
Avant le rendez-vous avec Béla, halte wifi au New York Café, enfin rouvert après tant d’années de travaux de rénovation.
C’est le café restaurant de l’hôtel Toscolo, un cinq étoiles italien. L’espresso est facturé à 650 forint, 2 euros cinquante environ, pour une heure de wifi. Pas mal, vu le décor, mais en deça du rendement moyen attendu par la chaîne de luxe italienne !
Le décor n’a jamais été si doré et clinquant mais évidemment toute l’âme que l’endroit a pu avoir s’est envolée. Déjeuner chez Kadar, plat du jour et café à l’autre angle de Klauzal ter chez Sark.
Les bains St-Lucacs sont à présent en rénovation, eux aussi, pour la partie intérieure, par contre toutes les piscines extérieures restent accessibles, y compris la partie thermale, plus développée que jamais, avec bassins multiples, courants et jacuzzi divers.
J’ai presque assisté à une partie de “catch aquatique” entre quelques gros lourds, style security en goguette, que le premier a écrasé le gros orteil de l’autre, et que je te pousse, et que je balance un beigne, et que je te “ta mère”, mais on les a séparé…
A la sortie, passage en revue toujours éloquent des ex voto, plaques marbres offertes par les patients en remerciement d’une guérison quasi miraculeuse : en majorité en hongrois, on lit aussi dans les plus anciennes de l’allemand (surtout avant la Première guerre), et puis du roumain (quelqu’un de Ramnicu Sarat où est née Vava) et de l’arabe (d’Egypte…).
Early bird dinner chez Köleves, un plat sabbatique, les haricots à la juive avec oie fumée. Sorte de cassoulet, justement appelé « solet ».
Après cela, rendez-vous pour un vernissage happening de mode et de jembé (he oui !) au centre culturel polonais avec Béla.
Passage au Siraly, rue Kiraly, un stop dans une galerie voisine avec action painting du JM Basquiat local puis au Merlin qui a bien changé, en blanc tout disco avec portiers et vestiaire obligatoire et enfin atterrissage au Gödör pour un concert rock’n’roll poets…
Kali Béla
Béla continue le Bolt. Le Bolt, c’est le shop, l’échoppe, l’atelier : un architecte, deux graphistes et un photographe. Un collectif prêt à l’action. Dans un magazine, sur le terrain, dans leur lieu de la rue Kertesz ou ailleurs. Sacs, portefeuilles, T-shirt, graphisme ou pages concept dans la presse. Mais sans que cela rapporte des masses, en tout cas pour l’instant. Leur heure viendra, comme je lui ai dit, il le sait, le seul problème, c’est qu’à ce moment, d’autres risquent d’être plus rapides pour récolter les fruits de leur labeur. A voir dans maximum trois ans…
Béla a de nouveau une copine française, Fred. Au moins, il n’aura pas appris le français pour rien !
Il est convaincu qu’un regard étranger est plus riche pour scruter les particularités locales. Merci pour les encouragements, reste, comme pour lui, à réussir à récolter la moisson… et à la vendre quelque part !
On se revoit ici ou à Bucarest en tout cas ! Demain, départ pour la frontière roumaine. Sans connaître la prochaine étape : cela dépendra…
Ce matin, direction le château : rien n’a changé, c’est encore plus calme qu’avant. C’est sûr, cela n’est pas là que ça se passe !
L’art ? Non, Le tourisme poussiéreux ? Oui ! La vue est par contre toujours aussi belle : du château, du bastion et du pont Marguerite.
En chemin, détour au Mammuth qui semble vouloir concurrencer le West End et le Iulius de Timisoara pour le titre de plus grand centre commercial d’Europe…
Redescente sur Pest, après cette infidélité du côté de Buda, déjeuner sur Kammermayer ter, toujours au point, service parfois redondant, j’ai presque eu droit à deux fois la même entrée, blini crevettes roses, avant le foie de canard, facturés café compris sous les dix euros.
Comme c’est vexant d’être bruxellois à Budapest ! Si jamais la STIB avait l’idée d’imiter ne serait-ce qu’à moitié les transports en commun de Budapest, ce serait impeccable.
Courir après un bus ? Fada !
Depuis mon claquage de mollet, je m’étais juré de ne plus courir derrière le bus ou le tram qui va démarrer. Et pourtant… Encore ce soir, en voyant pour la troisième fois de la journée, le bus arriver pile à l’arrêt 100 mètres plus loin, bloqué par un feu qui vire au rouge, je propose un sprint : on l’a ! Non : pas la peine. A quoi bon ? Le suivant… suit. Une minute, deux minutes, trois minutes, parfois cinq en soirée, et moins de douze en pleine nuit… Et en plus, il fait le bon itinéraire. Le tien, pas celui du bus ou du tram. Il te dépose presque devant…
La journée bien sûr. Mais la nuit aussi ! Dans les bus de nuit à Budapest, on croise plus de monde qu’à l’heure de pointe du lundi matin à Bruxelles.
Et pourtant, ils se succèdent avec la régularité du métronome : grands bus de nuit, articulés, pleins et toutes les 10 minutes environ.
Trois lignes passent dans l’avenue Podmanicki, deux autres, très bien desservies, sur le körut. Les métros sont aussi exemplaires mais s’arrêtent plus tôt, à l’heure où les bus de nuit prennent le relais.
Les trams sont en train d’être remplacés par des rames modernes : de type hermelijn, ils comptent 6 segments. Peu esthétiques, ils sont relativement confortables et très efficaces point de vue montée et descente.
Autre remarque : ni sur trams à six segments, ni sur les bus articulés ni nulle part, dans les bus normaux, micro-bus urbains ni dans le métro, on n’oblige à la montée à l’avant : quelle perte de temps ! Un métro, 25 ou 30 portes s’ouvrent, tout le monde descend et monte en temps record. Logique. Pareil pour un tram en surface avec une demi-douzaine de portes ou pour un bus articulé avec seulement 3 ou 4 accès. A plus forte raison : au moins il y a d’accès, au plus il faut les employer simultanément ! Et donc pour les bus ou trolleys à deux portières pareil. Ni montée à l’avant, ni contrôle ni vente de billet par le chauffeur.
Imaginez le conducteur du TGV qui s’occuperait des billets !! En revanche, un ou deux contrôles par jour pour 4 ou 5 trajets par jour semble normal. Et comme on ne peut plus parler de contrôle surprise, le fraudeur est vraiment inexcusable (ou bon sprinteur, n’est-ce pas François ?). La morale de l’histoire étant de prendre un bon abonnement…
Conclusion : Deux fois aussi grande que Bruxelles, Budapest a réussi à conserver et développer un réseau de transports en commun efficace et bon marché. Quand le PS (Pascal Smet) se décidera-t-il à copier la bonne recette pour mamie STIB ?
Bizarrement, les nouveaux trams budapestois sont peints en jaune, couleur abandonnée sous le règne du ministre des Transports Smet à Bruxelles. Et oui, de gustibus coloribusque…
La couleur des tournesols est en effet à l’honneur ici : la grande expo d’hiver au Musée de la place des Héros est consacrée à Vincent. Van Gogh fait un malheur : c’est plein malgré que l’expo laisse un petit goût de compil’ best of achetée à bon marché. Il y a de tout, quelques hits mais pas les plus grands.
Enfin très beau, avant de plonger dans les bassins du Szechenyi qui ne désemplissent pas at night.
Citation du jour : « Ketë perc ! » (Deux minutes !), ou le temps d’ouverture d’un double portail de sécurité à l’expo bancaire, euh pardon, de Vincent. Van Gogh, oui le Hollandais, comme ING quoi… Stéphane passait aussi à Budapest quelques jours : un cameraman espagnol de Lille installé à Malaga réussit sa tortilla presque aussi bien que sa maman, mais il faut le temps ! Mañana mañana ! Fin de nuit au WB. Le Western Balkan porte finalement bien son nom : caché derrière le cinéma Corvin, la porte rouge de ce kert existe encore, mais c’est presque la seule du quartier, soumis à un redéveloppement immobilier carabiné. On a viré les Tziganes du quartier, me dit-on. En périphérie…
Pour l’instant, le vieux ou « petit » WB à la porte rouge existe encore, mais tout à côté, c’est terrains à bâtir, parkings gardés 24/24 et routes d’accès aux chantiers.
Au programme : appart’ de standing et promenades shopping. Cela mettra le temps, et en attendant le WB a reçu un grand frère deux rues derrière (facile à trouver, il n’y a rien entre pour l’instant). C’est plus grand, beaucoup plus grand et à l’entrée il y a toujours du rouge, de gros rideaux en plastic. Cela donne bien est la musique est bonne…

