Les températures toujours légèrement négatives me conduisent au Musée National d’Art Contemporain, le http://www.mnac.ro, installé à l’arrière du Palais du Parlement, anciennement Maison du Peuple, ou Palais de Ceausescu.
Le MNAC est assez sympa, même si l’accès est malaisé et la signalétique balbutiante. Il faut demander son chemin, mais le personnel est en nombre pour vous aider.
Y compris les gendarmes de faction aux différentes entrées du Palais que j’ai tenté d’emprunter.
Et puis surtout le « cop » qui m’a contrôlé à la fin du boulevard Unirii juste avant le Palais. Il a repéré la plaque belge. C’est comme cela qu’il s’est identifié: “I am a cop. Give me your ID, the car’s registration and your driving licence”.
OK. J’aurais dû lui demander s’il était un “good cop” ou un “bad cop”.
Finalement, cela s’est bien terminé, c’était un bon cop mais un mauvais guide: il m’a indiqué l’entrée du musée, là à droite du palais… Bon évidemment, c’était à gauche du palais, juste 3200 mètres plus loin, ben oui, il est grand le palais…
Au MNAC, il y a beaucoup d’espaces, encore à rentabiliser, notamment au rez-de-chaussée. Une chouette cafèt’ au quatrième étage, avec terrasse. Ce serait bien d’importer les soirées du SMAK de Gand ici, il y a la place.
En attendant, il y a peu de monde pour l’expo de deux artistes roumains dont je retiens une émouvante photo noir et blanc d’Ion Grigorescu qui montre le démontage d’une église il y a plus de 20 ans sans doute dans le cadre des projets mégalomanes du Conducator.
Trois autres étages présentent une sélection de travaux photos et vidéos finlandais contemporains avec Elina Botherus (paysage avec humain ressemblant à Stijn M. dans l’eau chaude) et Salla Tykkä (vidéo “Power”).
Bonus, le MNAC est à un jet de pierre de Becker Bräu, une halte désaltérante… Mais qu’elle est bonne la “lager filtrata”!