Classé dans : Bucarest-Ouest
Does everybody speak English?
Igyen!
Après Cluj, je m’arrête à Sibiu, ville européenne de la culture en 2007.
Chez Karel et Marga qui m’accueillent, on discute à perte de vue en rigolant, de la Roumanie, de la Belgique, des Flamands, des Saxons, des Roumains, des Francophones, des Hongrois, etc…
Leur tuica est particulièrement bonne… On parle de l’heure d’été qu’on oublie et du village voisin, jumelé avec … Louvain.
Quelques rendez-vous à Sibiu avec les gens de la capitale culturelle européenne, du théâtre et avec Eugène Van Itterbeek. La ville est encore et toujours en travaux, mais beaucoup a déjà été rénové dans le centre historique. S’il y a un point positif à cette opération, c’est la rénovation de la ville, un fait acquis.
La route vers Sinaia est bien sûr plus longue que prévu. Après avoir contourné Brasov par la montagne, arrêt à Predeal, en altitude, dans un hôtel sport d’hiver trois étoiles qui date un peu, mais bien situé, avec pour le lendemain matin une vue splendide sur les montagnes. ![]()
Après Predeal, découverte d’Azuga et de ses brasseries (l’ancienne et la nouvelle) et de Sinaia, plus touristique et charmante avec ses vieux palaces et son monastère. Il y a moyen de monter à 2000 mètres en téléphérique mais ce sera pour une autre fois, à Predeal le mardi est jour d’entretien et à Sinaia, c’est trop tard pour faire l’allez-retour, le dernier retour est à 15H45 (en heure d’été, soit 13H45 heure solaire environ!!)
Hier a eu lieu la première du Cantique des Cantiques, au théâtre hongrois de Cluj.
Cela se dit Énekek éneke. Vava a assuré la chorégraphie et interprète le rôle principal. L’accueil a été triomphal!
La mise en scène est de Mihai Măniuţiu.
La pièce est en hongrois, mais une traduction simultanée est assurée en roumain. On se sentait presque au KVS.
Retour à Cluj, cette fois en voiture. Le trajet est plus long que prévu: 460 km au compteur, plus que ce qu’annoncent ViaMichelin (extrêmement pauvre en infos valables sur la Roumanie et très peu fiable) ou les panneaux, tous plus optimistes (au départ de Bucarest du moins, car dans l’autre sens, au départ de Cluj, on annonce carrément 477 kilomètres: vade retro bucarestas!).
Le problème n’est pas tant le nombre de kilomètres que leur qualité: on a un peu d’autoroute très convenable, pas mal de grands routes de qualité variable, quelques accidents spectaculaires avec leurs immanquables files dans les deux sens, des entrées et sorties de villes extrêment bouchonnées (Bucarest et Sibiu), plein de camions à dépasser, de la montagne avec des routes en lacets (avec des bandes pour véhicules lents heureusement), bref de tout.. Résultat, près de 9 heures au volant…
Ici à Cluj je reste étonné du bilinguisme roumain/hongrois. C’est plaisant et étrange, mais cela n’a pas tout à fait le même goût que le mélange de langues bruxellois.
Dans la même rue de Bucarest, se font face l’élégante villa d’une chambre de notaires et cette tente de fortune en plastique bleu. Les deux arborent le drapeau européen…
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Ce mardi, c’est vraiment le jour des premières : j’ai réalisé ma première interview (express faut dire et au téléphone) entièrement en roumain. C’était avec la dame du service de presse de la mairie de Bucarest qui ne parle que roumain.
Honnêtement je n’ai pas appris grand’chose, mais tout, absolument tout était en roumain, il aurait fallu enregistrer. Le sujet n’était pas sorcier : la politique de la ville en matière de déplacement à vélo. La réponse était courte…
Autre première sur le même sujet, rendez-vous et interview au ministère des transports. J’ai été en ville (ei stin polei) et je m’y suis transporté pour rien, ou plutôt pour m’entendre dire que je pouvais poser mes questions en anglais … par mail !
Ce que j’ai fait. J’ai assuré ne pas vouloir déranger le ministre, l’attachée de presse ayant directement fait allusion à la difficile période politique que nous traversons dans notre Roumanie moins éloignée que jamais de Constantinople : disputes à répétition entre le Président et le Premier ministre, ministres démissionnaires, démissionnés ou cloués au pilori, intrigues et trahisons en tout genre…
Morale de l’histoire, j’ai vu le hall du ministère des transports. Massives colonnades carrées granit gris, une impression de citerne stambouliote. Mais on ne me recevra pas au-delà de cette antichambre minérale.
Sans doute réussirai-je mieux équipé d’un ou deux sésames comme la carte de presse du ministère (des affaires étrangères) ou l’une ou l’autre introduction.
En sortant de ce saint des saints aussi monolithique qu’hermétique, je capte le murmure des conversations de quelques officiels en costards gris et cravatés faisant le pied de grue sur les marches du ministère. Que tout cela est byzantin !
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Cliquez, ouvrez, faites comme moi: essayez, c’est mon premier tournage bucarestois.
Cela tombe bien c’était justement le festival du film francophone. J’ai vu “Quand la mer monte”, “Hirta va fi albastru – Le papier sera bleu”, “Paris Je t’aime” et “Paradjanov, le dernier collage” (ce dernier étant présenté en vidéo, mais bon…).
Vu que je viens d’essayer, et que ça marche chez moi, je ne résiste pas à la tentation d’improviser un festival: en avant la vidéoblog!
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Ce mardi est paru mon premier article “roumain” (sur Eugène van Itterbeek, un Flamand, on ne se refait pas).
C’est dans le mensuel “Regard”, qui à peine sorti de presse, est livré au siège du journal sur ce magnifique taxi pick-up Dacia 1.9D carrosserie bicolore. Hé oui, on ne se refuse rien dans le milieu de la presse bucarestoise.
Toute la rédaction ou presque (le rédac’chef, la journaliste et la secrétaire de rédaction, aidés par le chauffeur, les gardiens de l’immeuble et votre serviteur qui passait par là) a déchargé quelques milliers d’exemplaires du numéro 27 en date du 20 mars 2007.
C’est chez tous les bons marchands de journaux, et sur le net (www.regard.ro).
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Calculator bolnav! Le laptop était bien buggé. On a voulu atomiser le virus à coup d’Antivir, mais bien que le worm ait été trouvé, patat! il a détruit semble-t-il des composants importants du PC qui du coup ne tournait plus très rond.
Docteur Ovidiu, le maxi technicus du coin est venu à la rescousse, on a rétabli l’affaire, en quelques coups adroits mais pas mal documents ont disparu dans la tempête numérique et la publication risque de connaître quelques retards…
Le “80″, c’est un pub du centre, on avait pris des salades et du foie de poulet.
Avec une Carlsberg et une Guinness pour moi, un verre de rouge et une bière pour ma chauffeure. En sortant la voiture de la place de parking, on voit les policiers. Contrôle alcool. On hésite puis on change de place et je prends le volant dela Tico… Moins risqué?
On attend, puis je démarre lorsque je vois un des policiers arrêter une voiture juste devant nous, dans l’espoir de passer muscade. Pas de chance, l’autre agent nous arrête, il nous avait à l’oeil.
Après deux essais et quelques palabres avec le moustachu du reste sympa, je souffle. Il explique: la limite ici c’est 0,0. A partir de 0,4, outre l’amende de 100 euros, il y a 3 mois de retrait de permis, et au dessus de 1 gramme d’alcool, c’est la prison. Mais il y avait une tolérance à 0,1….
Le résultat met longtemps à apparaître… 0,08! Ouf! Bob et Bobette sont rentrés fêter ça à la maison en faisant un sort au Glenfiddich !
Le Théâtre national abrite derrière sa façade Ceausescu diverses institutions dont le Centre national de la danse et l’Opérette et plusieurs salles de toutes dimensions et plusieurs cafés.
La façade vaguement néo-classique que l’on voit date de 1983-84 : son style “s’harmonise” avec les constructions du centre civique, en d’autres mots l’avenue de la Victoire du Communisme et le Palais du Peuple…
Avant cela, le Théâtre, stratégiquement situé à la croisée des grands axes de la ville, offrait une architecture moderniste audacieuse et élégante en béton brut. Sa construction a duré de 1964 à 1973. Il est parfois question de lui rendre son visage original.
L’ancien théâtre national était situé à deux pas sur la rue de la Victoire. Il a été détruit après la guerre. La construction du Novotel à son emplacement exact a permis la “résurrection” de son fronton réalisé à l’identique devant un cube de verre.
Non loin de l’actuel Théâtre national, le « Teatrul foarte mic », le « très petit théâtre », accueillait hier soir une première intitulée “Sadomaso”. Au-delà du texte et du jeu des trois comédiens, la mise en scène retient l’attention : ce théâtre, que l’on comparera aux défunts Mukalo ou Marigny, dispose d’une scène adossée à la vitrine de ce qui a dû être un commerce sur la rue Carol.
Mais au lieu de murer cette vitrine en fond de scène ou d’y disposer un décor, on utilise cette vue sur la rue passante en toile de fond. Un fond interactif, puisque les comédiens y apparaissent et vont jouer des intermèdes sur le trottoir.
Interactif aussi car les passants ne manquent pas de s’arrêter et de s’ébahir (surtout quand ils aperçoivent certains accessoires comme les poupées gonflables…).
Gag : deux filles s’arrêtent et commencent à se marrer: les comédiens se tapent dessus. Un barbu patibulaire en training Real Madrid surgit, fait mine de demander du feu … et les agresse ! Comme ça, en direct, devant le public assis de l’autre côté de la vitrine et personne ne réagit ! …
Bien sûr, c’est l’entrée en scène du troisième larron. Les filles, dûment boxées, sont des figurantes… ouf !



