Between the woods and the water


Day 39 RATB
13 mars, 2007, 3:45
Classé dans : Bucarest-Ouest, cluj

Un Citaro à BucarestComme on a fait une longue digression sur les transports en commun à Budapest, en voici une sur Bucarest et les transports en commun en Roumanie. Ici, la STIB s’appelle la RATB, comme la RATP à Paris. Et vu qu’une des caractéristiques des véhicules des transports publics roumains est d’avoir déjà connu une première vie en Europe occidentale, la comparaison n’est pas innocente.

Ainsi à Cluj circulent d’anciens autobus parisiens, encore décorés de leurs lignes vertes. On a caché le « RATP » sous l’un ou l’autre autocollant, mais parfois celui-ci s’est envolé, livrant à la vue le sigle parisien.

A côté de cela, Cluj s’équipe de matériel moderne, j’ai vu deux Cito faire des essais ce week-end.

A Bucarest, c’est pareil : de vieux bus roumains circulent aux côtés d’autobus italiens de seconde main tout orange et de Citaro tout blancs tout neufs. Il y en a au moins 200.

Il y a aussi partout des trolleybus: pas les plus beaux du monde, mais très efficaces et de toutes les sortes.

TimisoaraCôté trams, on voit de vieilles voitures roumaines rouillées et cabossées mais aussi des wagons d’origine allemande (j’ignore de quelle ville).  A Timisoara, ils étaient encore plus beaux, tout en rondeur.

Sous terre, les vieux métros made in Romania roulent toujours, mais sont remplacés par des rames Bombardier suédoises, blanches immaculées, dont tous les wagons communiquent.

A noter, les transports de surface et souterrains dépendent de compagnies différentes (Metrorex pour le métro) mais une tarification commune vient d’entrer en vigueur.

Les billets et abonnements sont bon marché. A côté des cartes de métro à piste magnétique identique à celles de prodata bruxellois, subsiste en surface le bon vieux ticket à poinçonner. Mais la tarification commune fait progresser le système « Oyster », une carte d’abonnement ou rechargeable que l’on fait effleurer un lecteur bombé, comme à Londres par exemple.

A l’inverse des feux de circulation, un compteur indique le nombre de minutes et secondes écoulées depuis le passage de la dernière rame de métro. Souvent en journée, le temps d’attente est de 3 minutes seulement.img_0003.JPG

Les stations sont plutôt très éloignées les unes des autres. Il faut parfois marcher un peu, mais si on a la chance d’habiter et de travailler à proximité d’une station, le métro est idéal.

L’accès aux quais en général assez court mais pas toujours bien indiqué. Résultat, courant d’air et méprises…

La fraude semble inexistante, en tout cas dans le métro où les accès sont strictement surveillés, souvent par le préposé au ticket secondé par un(e) vigile qui n’hésite pas à attraper les resquilleurs par le collet. Les rames de métro sont également étroitement surveillées, leur disposition en couloir facilitant le travail de la sécu.

En général, les bus, trams et métros sont calmes et silencieux, pareil pour les stations de métro. Personne ne chahute ou ne fume. Pas un pick-pocket ou un mendiant à l’horizon…