Between the woods and the water


Day 86 Bucarest vu par…
29 avril, 2007, 11:03
Classé dans : Bucarest-Ouest

Aimer et critiquer. Il faut être bucarestoise pour entretenir cette double relation avec sa ville.

Comment ne pas aimer celle qui vous nourrit, vous offre votre cadre de vie, votre nid douillet, votre gagne pain, abrite vos amis, accueille vos visiteurs, rend possible vos rêves.

En outre, c’est vrai, elle a du charme, la vieille Bucarest, avec ses maisons épargnées par la folie destructrice du Conducator, ses enfants occupés à leurs jeux, ses vieilles qui ont tout vu et ses vieux qui ont tout bu…

Elle est gaie, la ville au printemps, quand les arbres sont en fleurs, et les jeunes filles aussi.

Elle respire pendant les longs week-ends quand les pollueurs sont partis dans leurs gros 4X4 sur les routes de la frime et l’autoroute de la foule…

Elle vibre quand elle dévoile ses spectacles de danse, ses concerts de jazz ou exhibe les secrets de ses musées d’art…

Elle dévoile ses parcs verdoyants et ses marchés aux verdures, ses petites terrasses secrètes à qui prend le temps de la découvrir.

On reste nostalgique de son passé qui vit toujours au coin d’une rue du mahala ou dans les vitrines poussiéreuses du musée de la ville.

Et puis, cette ville, on la déteste quand on est coincé par son absurdité et son laissez-aller.

Ses encombrements infernaux, son rythme stressant, ses klaxons et bips incessants.

La file au bureau de poste. Les détritus en rues, les trous dans la chaussée.

La masse compactée dans les transports en commun à l’heure de pointe.

Les ordures lancées là parce qu’on en a plus besoin.

Ses imbéciles heureux au volant de leur bolide égoïste, qui foncent pour être sûr d’être le premier au feu rouge.

Sa pollution meurtrière, visible à l’œil nu, qui racle la gorge et meurtrit les poumons.

Les security un peu partout qui vous regardent de travers ou vongt font une remarque pour un oui pour un non.

Les manélistes qui font vibrer leur boom cars sous vos fenêtres.

Les becalistes qui promènent leur ballon sur les allées des boulevards comme madame promenait son cul sous les remparts de Varsovie… 



Day 83 We welcome your cash
26 avril, 2007, 2:07
Classé dans : Bucarest-Ouest, life

Bien sûr j’ai déjà pu payer avec la carte de crédit. J’ai même une carte de débit roumaine. Mais cependant la Roumanie reste un pays où tout se peï cash…

Les loyers, si astronomiques soient-ils, se règlent souvent en liquide.

Au restaurant, on laisse le choix. Pareil au supermarché et à la pompe. Mais peu de clients optent pour le plastic. Enfin, pour les cartes en plastic, car les billets sont aussi fabriqués en plastic ici, ils sont même lavables.

On achète des biens durables en liquide.

On règle ses factures d’énergie ou de téléphone le plus souvent en billets. Les impôts et taxes aussi. Cela se passe dans les agences de sociétés de téléphone ou à la poste: encombrement maximal garanti.

On trouve aussi des distributeurs de billets un peu partout. Parfois, ils sont hors service, surtout la nuit. Il arrive qu’on y fasse la file: notamment quand des personnes devant vous découvrent pour la première fois comment fonctionne le bancomat.



Day 82 les mystères du Privoz
25 avril, 2007, 11:24
Classé dans : Bucarest-Ouest, Odessa

Marc O. d’Uccle me demande la provenance de la casquette de l’armée belge-Belgische leger arborée par “Sergei”, le vendeur d’ogive au marché Privoz d’Odessa.

J’ai donc mené l’enquête et avec l’aide du KGB et des Services militaires d’action territoriale et journalistique d’espionnage et de sécurité (plus couramment appelé S.M.A.T.J.E.S en Belgique), j’en suis arrivé à la conclusion suivante.

armée belge! (années 30 ou 40?)Sergei ne fait pas que vendre des ogives nucléaires aux touristes. Sinon, il n’arriverait pas à payer son bortsch quotidien. Il sert aussi d’entremetteur dans divers trafics louches qui se déroulent au port d’Odessa. Ainsi, il y a une dizaine d’années, il aurait pu acquérir pour un bon prix le contenu d’un container expédié de Belgique vers Moscou. Le dit container renfermait des pièces que le Musée de l’armée à Bruxelles restituait à la Russie au terme de longues tractations. En échange, les Russes rendaient les archives volées par l’occupant allemand pendant la Deuxième guerre (archives de loges maçonniques, Institut Vandervelde, PCB, etc.). Dix containers remplis d’archives belges contre dix autres pleins d’uniformes tsaristes, d’oeufs de Pâques de grande valeur, de verres à vodkas gravés et de décorations datant d’avant 1917).

L’échange devait avoir lieu à Minsk en Belarus, à la gare routière Oschinsky, mais au jour prévu, un des camions russes est tombé en panne et n’a pu arriver au rendez-vous. Les Belges constatant qu’il manquait un container du côté russe ont décidé de garder un des leurs une nuit de plus dans l’attente du camion manquant. Il est arrivé le lendemain à Minsk mais pas de chance, au cours de cette nuit, des malfaisants belarusses ont profité de l’absence de garde autour du camion belge pour le dérober!

De là on perd sa trace pendant quelques semaines jusqu’à ce que la gendarmerie ukrainienne l’intercepte à l’entrée de Kiev un beau matin d’avril 1997. Le camion est saisi, sa marchandise inspectée, et là, à la grande surprise des gendarmes ukrainiens, ils tombent sur un stock de casquettes ABL datant des années 30 et 40, dont certaines ont été, dit-on, portées par Léopold III en personne.

Après 18 mois d’enquête en sens divers (y compris en République démocratique du Congo en pleine guerre civile) et une émission retentissante de Jean-Claude Defossé à la RTBF, les Ukrainiens décident de réexpédier le container à son propriétaire, le Musée de l’armée à Bruxelles.

Il est alors chargé sur un autre camion direction Odessa où il doit embarquer à bord d’un cargo battant pavillon panaméen malgré son nom, le “Karaboudjan”. C’est sur les quais d’Odessa que le container est une deuxième fois la cible de voleurs: nuitamment à nouveau, ils forcent les scellés,  fracturent les cadenas et mettent la main sur le stocks de casquettes. Depuis lors, Sergei les écoule tranquillement auprès des touristes sur le marché Privoz….

50 grivna la casquette, pas cher et on peut discuter. A l’intérieur de celle qu’il porte, on peut lire l’inscription “LIIIREXBELGORUM”… 



Day 81 24 avril
24 avril, 2007, 12:00
Classé dans : Bucarest-Ouest, bruxelles

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Day 80 Plecari si sosiri…
23 avril, 2007, 3:41
Classé dans : Bucarest-Ouest, Odessa, bière, bruxelles, cluj, moldavie, sibiu

cluj22mars-012.jpgDifficile d’imaginer un voyage sans ses deux ingrédients fondamentaux. Etrangement, un seul voyage peut contenir un nombre illimité de départs et d’arrivées.

Certains comptent plus : le départ de Bruxelles qui a mis si longtemps à se concrétiser pèse plus que le départ de, mettons, Chisinau. L’arrivée à Bucarest vaut plus que celle à Predeal, que ce soit la seconde ou même la première fois…

Chaque départ est différent : il y a des lieux que l’on quitte pour longtemps, d’autres pour le week-end…

la route dans le sud de la MoldavieDes lieux où l’on est sûr de ne pas remettre les pieds (Chisinau, allo?), des lieux où l’on pourrait ne pas revenir (Izmail), d’autres que l’on rêve de visiter à nouveau (Odessa), certains que l’on est sûr de revoir encore souvent (Bucarest, Monteoru), quelques uns qui restent programmés (Brasov, Cluj, Sibiu…) et un ou deux qui s’imposent comme les meilleures étapes du monde (Bamberg !).

Les départs sont parfois difficiles : dur de partir der son bercail à Bruxelles, sûrement très dur d’abandonner Berceni un jour, nostalgique de laisser Budapest, quasiment impossible de quitter vite l’hospitalité d’un ami comme Valéry à Odessa ou poliment celle des parents de Vava à Monteoru.

Pourtant, il faut faire comprendre que tout départ implique la route qui le sépare de l’arrivée, et celle-ci est parfois longue… très longue, et plus longue que prévu, surtout quand on s’égare à la sortie des villes dépourvues de panneaux indicateurs, comme à Odessa…

Après le départ, après la route, il y a l’arrivée. Souvent nocturne, au minimum vespéral, mais la bonne saison arrivant, le soleil reste plus longtemps notre compagnon heureusement. monteoru

L’arrivée, c’est la détente, l’aboutissement d’un chemin.

La découverte d’un nouvel endroit. Le dépaysement vrai, débarrassé de la coque de l’auto. Les parfums, les odeurs, les couleurs, la langue ou l’accent… La recherche d’un hôtel et d’un restaurant, une bonne bière bien méritée…



Day 76 Pro Basescu
19 avril, 2007, 5:24
Classé dans : Bucarest-Ouest

Sus-pen-du le Basescu.

Comment en est-on arrivé là? C’est à la fois facile et difficile à expliquer, mais ce jeudi par un vote à une écrasante majorité, le Parlement à mis le Président de la Roumanie sur la touche.

Traian Basescu est très populaire dans son pays où il incarne la volonté de réforme. Il a ainsi soutenu la ministre réformatrice Monica Macovei. Sa croisade anti-corruption correspond aux attentes européennes même si les résultats se font attendre.

Par contre la vieille garde qui siège au Parlement a décidé de l’arrêter net dans son élan.

La rivalité qui l’oppose à son ancien allié le Premier ministre Popescu-Tariceanu n’a fait qu’envenimer les choses. Les deux hommes sont notamment en conflit ouvert sur la composition du gouvernement.

Depuis plusieurs manifestations de soutien au Président ont eu lieu, dont le jour même sur la place de l’Université, haut lieu de résistance démocratique s’il en est.

Le hasard a fait que nous avons suivi, mes parents et moi, de très près, tout le film de la journée: en visitant le Palais du Parlement (ex-Maison du Peuple) à la mi-journée, nous avons aperçu le cortège présidentiel quitter en trombe le Sénat après le vote, avant de tomber sur la manif face au Théâtre national.

Tactiquement, le Président a finalement décidé, de ne pas de démissionner, ce qui aurait entraîné des élections présidentielles dans les 3 mois, mais plutôt d’affronter un referendum à organiser dans les 30 jours, consultation qui annulerait la décision des parlementaires et constituerait dès lors un fameux plébiscite.

Dans les deux cas, il est donné gagnant. La Roumanie et son image sans doute pas, pour preuve le leu a pris un coup dans l’aile et recule face à l’euro.

L’homme sait parler à la foule, voici son discours capté par la télé, sur le thème de “Je vous ai compris…”



Day 71 Harbour
15 avril, 2007, 8:42
Classé dans : Bucarest-Ouest, art, bière, moldavie

Ambiance de vieux pub anglais à l’intérieur, The Harbour mélange cuisine internationale et roumaine, sur une des places du vieux Bucarest, la Piata Amzei. Côté bière, la Silva brune à la pression se défend pas mal. Mais on ne vient pas ici que pour boire et manger, l’endroit accueille aussi des concerts, de guitares et mandolines par exemple, le samedi soir.



Le Danube à Izmail
15 avril, 2007, 3:49
Classé dans : Bucarest-Ouest, Odessa

Le bras nord du delta du Danube baigne Izmail. C’est celui de Kilisky.

Il sépare l’Ukraine de la Roumanie que l’on voit en face. C’est ici qu’était le port d’attache de la flotte russe du Danube entre 1903 et 1918.

Après cette date, Izmail comme la Bessarabie est devenue roumaine. La Roumanie a “rendu” la ville à l’URSS en 1940 mais l’a occupée l’année suivante…

Aujourd’hui Izmail est ukrainienne.



Citation du jour.
15 avril, 2007, 10:03
Classé dans : Bucarest-Ouest, Odessa

“Belgium? Strange country!”

Un des vendeurs au noir à qui je demandais mon chemin à Odessa après ma réponse à la traditionnelle question “Where are you from?”. On est direct chez les Russes.



Day 70 Izmail
14 avril, 2007, 2:53
Classé dans : Bucarest-Ouest, Odessa, moldavie

Izmail est un port assoupi sur un coude du bras nord du Danube, celui de Kilisky. La ville est en Ukraine mais fait face à la Roumanie. Les Russes l’ont conquise sur les Turcs en 1790, conduits par Potemkine et Ribas… De nombreuses statues rappellent ce fait d’armes.

lenine à IzmailOn trouve cependant encore plus de statues de Lenine que d’hôtels et de restaurants à Izmail. Je trouve donc l’hébergement à l’hôtel Izmail (pas mal) et le couvert au restaurant Izmail (à éviter).

Ville de matelots et d’ouvriers des chantiers navals, Izmail est sillonée par plus de cyclistes que d’automobilistes.

Un “diorama”, c’est à dire une peinture de style pompier, éclairée et agrémentée d’effets pyrotechniques, avec bande son en russe, raconte l’histoire de l’assaut du fort d’Izmail par les forces russes, musique militaire à l’appui.La mosquée abrite le diorama de la prise d’Izmail.

Le diorama est installé dans un des seuls vestiges du fort turc, la petite mosquée.

A deux pas de la Moldavie et face à la Roumanie, Izmail est un peu au bout du monde (surtout vu de l’Ukraine) mais plutôt agréable comme étape.



Day 69 Akkerman
13 avril, 2007, 8:33
Classé dans : Bucarest-Ouest, Odessa, moldavie

Malgré sa consonnance, la forteresse d’Akkerman n’a rien de belge.

Si je vous dis le nom ukrainien, Bilhorod, ou russe, Belgorod Dniestrovsky, cela vous éclairera peut-être: c’est le ville (ou la forteresse) blanche et Akkerman est la version turque. Les Ottomans l’ont aussi appelée Akdhza-Kerman.

AkkermanMon guide a listé les différents noms de l’endroit, et on voit que le blanc a parfois bizarrement viré au noir: Asprokastro(n), Albumkastrum, Weissenburg, Mavrokastro(n), Mokastro, Nigrumkastrum, Charnigrad et Fegervar…

L’endroit sur l’estuaire du Dniestr/Nistru est stratégique, je vous passe l’histoire. Le tournant, c’est la prise du fort turc par les Russes en 1806. Armand de Richelieu, alias “le Duc”, gouverneur d’Odessa était à leur tête.

Eglise arménienne de BelgorodLe fort est bien conservé et se visite. Il est bordé par un mini-site archéologique, celui de l’antique Tiras grecque, à ne pas confondre avec Tiraspol, plus au nord sur le fleuve, fleuve  que les Grecs anciens avaient baptisé du même nom, Tiras.

Autres curiosités: une tombe antique et l’église arménienne à demi enterrée.



Pas d’ogive au Privoz
11 avril, 2007, 7:09
Classé dans : Bucarest-Ouest, Odessa, chats, life, moldavie

Le Privoz, ce n’est même pas le plus grand marché d’Odessa, et pourtant c’est immense. On peut s’y perdre, je l’ai fait.

Une des entrées du marché Privoz, côté légumes et poissonsOn peut aussi s’y faire voler, cela m’est sans doute arrivé.

Je n’ai pas encore analysé toute la marchandise que j’ai achetée ni fait une étude de son rapport qualité prix.

Le sourire du vendeur de T-shirt soi disant “Y3″ pur coton-pur Yohji  en disait pourtant long sur le bénéfice qu’il a tiré de moi. Quant au câble USB pour le GSM, il semble ne pas fonctionner. On reparlera des Adidas “Made in Endonezia”, de la tasse à thé thermos chinoise, des vraies ”Sobranie of London” et du vrai faux parfum Allure de Chanel en forme de … stylo

Ah  oui, et c’est le seul endroit de la ville où ils reprennent les lei moldaves.

Par contre j’ai renoncé à tester les rayons poissons (on pouvait goûter le menu fretin du delta du Danube, cru et découpé aux ciseaux à ongles, une recette de là-bas) et surtout boucherie.

Avec le type qui repeignait les moulures la clope au bec à côté du boucher, entouré de chiens et de chats, eeuh, non cela ne donnait pas envie…

armée belge! (années 30 ou 40?)Finalement je n’ai pas acheté d’ogive nucléaire. “Sergei”, le vendeur prévenant (remarquez sa casquette armée belge des années 40) était en rupture de stock ce mercredi, mais il m’a laissé son numéro de téléphone si je veux en commander pour la prochaine fois.

Avant 11 heures du matin, s’il vous plaît, c’est l’heure des commandes chez son grossiste.



Day 68 Vaya Con Dios
11 avril, 2007, 12:52
Classé dans : Bucarest-Ouest, Odessa, art, bruxelles

L’annonce du concert de Vaya Con Dios dans “Afficha”, le Time Out localLe groupe belge le plus célèbre en Europe (de l’est) est sans discussion Vaya Con Dios. Dani Klein et son band seront à Odessa le 22 avril.

Comme en Roumanie ou en Moldavie, impossible de prendre un verre sans entendre le son de Just a friend of mine, Puerto Rico ou Nah neh nah…

Comment dit-on déjà? “Big in Moldova”?

Vaya Con Dios jouera dans au muzkomedia à Odessa. Il est situé au début du très long  boulevard Français qui mène à la belle plage d’Arcadia et que nous avons remonté à pied il y a deux jours.

Bizarrement, les autres Belges en vente à Odessa sont le groupe Sold Out. Sans doute les lunettes noires…

Les Belges ont laissé d’autres traces à Odessa: ils ont bâti certaines maisons et construit les premières voies de trams dont certaines sont encore visibles. Elles ont été remplacées par des voies à écartement russe, à savoir supérieur.

Petite vidéo du panorama sur la Mer Noire, avec Val en guest star:

Citation du jour

“-Do you speak English?

- Fifty-fifty”

Entendu à Odessa



Day 67 Neuf semaines et demie
10 avril, 2007, 6:52
Classé dans : Bucarest-Ouest, Odessa

Que je suis parti! Et  cinq jours à Odessa: je commence à m’y retrouver… A part le  fameux marché du km 7 avec ses ogives nucléaires et le port, j’aurais vu l’essentiel.

Seul regret, le printemps met longtemps à arriver ici par rapport à Bucarest, il pleut et fait parfois un peu gris et quand le soleil brille, il fait frais, même si la mer Noire est toujours plus bleue.

Une promenade le long de la mer a permis de le constater. Le plateau continental s’arrête à quelques centaines de mètres du rivage avant de plonger.

Les deux niveaux communiquent par les escaliers (200 marches de granit à l’origine, 192 aujourd’hui, on a construit une route et le terminal),  ou par des ascenseurs hors d’usage qui font penser à l’elevador do Carmo de Lisbone, ou encore par un télécabine hors d’âge (attention au vertige) ou enfin par un funiculaire tout neuf à côté des célèbres marches.

J’ai pris des photos des marches bien sûr, mais autant laisser parler les pros: Eisenstein vs. Pet Shop Boys…. (PS: la scène du landeau est vers la fin mais ça vaut la peine de tout visionnner)



Day 66 Lunettes noires
9 avril, 2007, 6:17
Classé dans : Bucarest-Ouest, Odessa, life

odessa-134.jpg Les Odessites aiment les lunettes noires : ils ne les quittent ni la nuit ni par temps couvert.

Les femmes portent les cheveux longs tirés vers l’arrière, portent de hauts talons aiguilles, fument des cigarettes très fines, décolorent ou se teignent les cheveux, se maquillent à table et se promènent sur la rue Deribas à pied ou même à cheval à minuit.

rue Deribas chez ValéryLes hommes sont tous habillés en noir, ils boivent de la bière en rue, portent les cheveux très courts et conduisent des grosses voitures, européennes mais aussi japonaises et américaines, des modèles inconnus en Occident, sans doute importés directement de là bas, on est dans un port. Les Lexus ont un succès fou, mais on croise aussi des Nissan, des Toyota et des Honda jamais vues, surtout des 4X4, avec des vitres fumées comme ça on peut pas voir qui y a dedans. Il y a aussi quelques modèles coréens hors du commun. Pour les moins imaginatifs, la Béhème série X et la Porsche Cayenne font figure de pis aller.

Les Odessites parlent russe mais on voit parfois de l’ukrainien dans les menus ou les inscriptions officielles. Parfois ils disent bonjour et merci…

Au restaurant le service est souvent proche de la perfection mais les prix s’en ressentent. Sinon, ils s’abstiennent de vous servir et ne vous voyent pas ou vous expliquent que c’est fermé en servant la table voisie. La nourriture est bonne est variée : russe, ukrainienne, grecque, italienne… Manger des pirochki vendus en rue peut entraîner de graves complications intestinales.

Les magasins sont ouverts tard et presque tous les jours. Le plus grand marché du monde serait celui d’Odessa km 7 : on dit qu’on y trouve tout, y compris des ogives nucléaires.