Between the woods and the water


Day 63 Odessa Mama
6 avril, 2007, 11:40
Classé dans : Bucarest-Ouest, Odessa, moldavie

Valéry est venu s’installer l’automne dernier à Odessa pour parfaire sa connaissance de la langue russe. Il y reste encore un bon mois et j’arrive avec le printemps. odessa-fevrier-mars-avril-271.jpg

Il a pourtant fallu braver une tempête de neige qui s’est abattue sur la république moldave dès notre départ de la capitale Chisinau ainsi que des routes larges et dégagées certes mais particulièrement défoncées jusqu’à la frontière ukrainienne.

Atlas de la rue GogolLe pire reste cependant le passage des postes frontières: en particulier du côté moldave, les formalités sont longues et répétitives.

Passeport, ticket de passage à faire viser aux différentes étapes: immigration, taxe écologique, douanes, taxe ceci, taxe cela… L’entrée semblait déjà compliquée en Moldova, la sortie encore bien plus. A l’entrée en Ukraine aussi, cela dure un peu, total une heure et demie d’attente sous la neige fondante puis la pluie battante…

Le point de passage que nous avons choisi nous a toutefois permis d’échapper aux formalités encore plus délirantes de la république autoproclamée de Transnistrie que Valéry a subies pour venir me rejoindre à Chisinau. Plusieurs fois, le fait d’exhiber son passeport bleu (et diplomatique) de l’ONU semble avoir simplifié le passage.

odessa-001.jpgValéry habite sur une jolie avenue piétonne du centre d’Odessa, Deribas. La ville est verte, avec ses acacias et platanes. C’est un grand port sur la Mer Noire, très actif. Fondée il y a deux siècles sur un site scythe, puis grec, polonais, turc, russe et j’en passe, Odessa est un creuset où le monde entier semble se mélanger.

De là peut-être cette “New York attitude” perceptible un peu partout, chez les gens, dans l’architecture…

odessa-032.jpgSans généraliser à toute l’Ukraine, on trouve ici toutes les qualités de la Roumanie, là où la Moldavie semblait avoir seulement ses défauts…

Outre son escalier filmé par Eisenstein dans “Cuirassé Potemkine”, la cité est aussi connue pour son humour et le 1er avril (Humorina) est presque un jour de fête nationale ici!



Day 61 Moldova
6 avril, 2007, 11:19
Classé dans : Bucarest-Ouest, bière, moldavie

Valéry et moi avons convenu de nous retrouver à Chisinau. Il faut 470 km et environ 9 heures pour rallier le sud de la capitale roumaine où nous habitons au centre de la capitale moldave. Je peine comme toujours une bonne heure à traverser Bucarest et surtout à en sortir direction nord ou nord-est, les plus prisées… chisinau-001.jpg

Mais une fois sur la nationale vers la Moldavie, la route semble meilleure que jamais, plus on avance, moins il y a de camions, d’obstacles, de radars, de villages allongés à l’infini et de policiers.

Je m’arrête pour le déjeuner à Monteoru chez les parents de Vava, toujours aussi sympas. On mange la soupe aigre aux boulettes, la ciorba de perisoara, et les choux farcis, les sarmale ! 

Après la route dans la plaine se déroule comme un ruban, mais commence peu à peu à grimper, vers la frontière moldave.

Le passage de la frontière se solde autour des dix euros, en deux épisodes dont l’un semble suspect et ne donne droit à aucun reçu, mais ils ont mes papiers !

Après un détour dû à des travaux, route de montagne, j’arrive la nuit tombée à Chisinau et trouve finalement l’hôtel où Valéry me rejoindra une bonne heure plus tard. On goûte au resto de l’hôtel  aux délices locaux : crêpes au caviar rouge et vodka russe standard.

La ville est étendue mais calme : on la découvre à pied le lendemain et c’est chouette. Parcs, cathédrale, synagogue, marchés et petits commerces.

Expédition au cimetière municipal juif, un des deux de la ville, rempli de pierres tombales aux noms que nous connaissons bien de Bruxelles. Etrange…

Diner dans un bon restaurant spécialisés en vins, la viande est un peu coriace, mais le service excellent. Le vin rouge de Purcari aussi. 

Le contact avec les gens est à peu près nul, malgré nos efforts, Valéry en russe, moi en roumain.

Parfois l’accueil est plus que glacial..

Globalement le bilan est positif, mais on n’a pas non plus l’envie de s’éterniser… Bien sûr, il y a pire, cela s’appelle la Transnistrie que Valéry déconseille fortement.

Ha oui, et encore un mot de la bière: bof! On a skippé le seul endroit “bière” (Beer House) et sinon c’est l’offre habituelle de Stella-Carlsberg-succédanés locaux, avec en prime la bière de Chisinau, qui s’appelle, et oui, Chisinau: regardez le spot comme à la télé moldave: