Le Privoz, ce n’est même pas le plus grand marché d’Odessa, et pourtant c’est immense. On peut s’y perdre, je l’ai fait.
On peut aussi s’y faire voler, cela m’est sans doute arrivé.
Je n’ai pas encore analysé toute la marchandise que j’ai achetée ni fait une étude de son rapport qualité prix.
Le sourire du vendeur de T-shirt soi disant “Y3″ pur coton-pur Yohji en disait pourtant long sur le bénéfice qu’il a tiré de moi. Quant au câble USB pour le GSM, il semble ne pas fonctionner. On reparlera des Adidas “Made in Endonezia”, de la tasse à thé thermos chinoise, des vraies ”Sobranie of London” et du vrai faux parfum Allure de Chanel en forme de … stylo
Ah oui, et c’est le seul endroit de la ville où ils reprennent les lei moldaves.
Par contre j’ai renoncé à tester les rayons poissons (on pouvait goûter le menu fretin du delta du Danube, cru et découpé aux ciseaux à ongles, une recette de là-bas) et surtout boucherie.
Avec le type qui repeignait les moulures la clope au bec à côté du boucher, entouré de chiens et de chats, eeuh, non cela ne donnait pas envie…
Finalement je n’ai pas acheté d’ogive nucléaire. “Sergei”, le vendeur prévenant (remarquez sa casquette armée belge des années 40) était en rupture de stock ce mercredi, mais il m’a laissé son numéro de téléphone si je veux en commander pour la prochaine fois.
Avant 11 heures du matin, s’il vous plaît, c’est l’heure des commandes chez son grossiste.
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