Difficile d’imaginer un voyage sans ses deux ingrédients fondamentaux. Etrangement, un seul voyage peut contenir un nombre illimité de départs et d’arrivées.
Certains comptent plus : le départ de Bruxelles qui a mis si longtemps à se concrétiser pèse plus que le départ de, mettons, Chisinau. L’arrivée à Bucarest vaut plus que celle à Predeal, que ce soit la seconde ou même la première fois…
Chaque départ est différent : il y a des lieux que l’on quitte pour longtemps, d’autres pour le week-end…
Des lieux où l’on est sûr de ne pas remettre les pieds (Chisinau, allo?), des lieux où l’on pourrait ne pas revenir (Izmail), d’autres que l’on rêve de visiter à nouveau (Odessa), certains que l’on est sûr de revoir encore souvent (Bucarest, Monteoru), quelques uns qui restent programmés (Brasov, Cluj, Sibiu…) et un ou deux qui s’imposent comme les meilleures étapes du monde (Bamberg !).
Les départs sont parfois difficiles : dur de partir der son bercail à Bruxelles, sûrement très dur d’abandonner Berceni un jour, nostalgique de laisser Budapest, quasiment impossible de quitter vite l’hospitalité d’un ami comme Valéry à Odessa ou poliment celle des parents de Vava à Monteoru.
Pourtant, il faut faire comprendre que tout départ implique la route qui le sépare de l’arrivée, et celle-ci est parfois longue… très longue, et plus longue que prévu, surtout quand on s’égare à la sortie des villes dépourvues de panneaux indicateurs, comme à Odessa…
Après le départ, après la route, il y a l’arrivée. Souvent nocturne, au minimum vespéral, mais la bonne saison arrivant, le soleil reste plus longtemps notre compagnon heureusement. ![]()
L’arrivée, c’est la détente, l’aboutissement d’un chemin.
La découverte d’un nouvel endroit. Le dépaysement vrai, débarrassé de la coque de l’auto. Les parfums, les odeurs, les couleurs, la langue ou l’accent… La recherche d’un hôtel et d’un restaurant, une bonne bière bien méritée…
Un commentaire jusqu'à présent
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Ah, je comprends enfin pourquoi tu n’as pas terminé la délicieuse omelette que j’avais préparée avant ton départ d’Odessa. Sans rancune – Valéry.
Commentaire par Val 23 juin, 2007 @ 12:45