A la veille de mon retour en Belgique après 4 mois, et totalement en manque d’inspiration, j’aligne les vidéos gag.
Celle-ci, en hommage à notre ministre des Phynances et président du MR, n’est ni politique ni électorale, mais un clin d’oeil à tous les Belges.
Regardez et vous verrez pourquoi…
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Clin d’oeil à toutes les propriétaires de 206 bleu récif ce mardi! Felicitare!!
Je vous avais sans doute dit qu’ici il y a deux festivals de cinéma par semaine et que les derniers films roumains que j’ai pu voir étaient tous passionnants.
Certains on évoqué une (re)naissance du cinéma roumain ou ont eu le bonheur d’interviewer Medeea Marinescu.
D’autres (sur place et qui ont vu le film) avaient annoncé le succès cannois de Cristian Mungiu.
Bien vu. Palme d’or.
Bravo!
(in memoriam Jo Röpcke)
Les Arènes romaines auraient pu être rebaptisées Arènes Rroms hier.
L’endroit est idéal pour un concert en plein air: environ 7000 places, moitié debout, moitié assises en gradin dans une architecture néo-classique d’amphithéâtre romain enfouie dans un parc du sud de Bucarest.
Au programme de la soirée, trois concerts. Tout d’abord les Nightlosers, qui mêlent le blues et la musique traditionnelle roumaine.
Ensuite le Shukar Collective, qui rassemble des musiciens rroms de Moldavie roumaine et des DJ’s.
La tête d’affiche venait de New York City: Gogol Bordello se présente comme du “Gypsy punk”.
La vidéo de “Start wearing purple”:
Les Gogol Bordello seraient donc à la musique tzigane ce que les Pogues sont à la musique celtique?
Oui et non… Musicalement, le concert était fort peu épais: on est entre les Leningrad Cowboys, le No Smoking Orchestra de Kusturica et un groupe de reprise d’Aubervilliers. Mur de son, batterie écrasante, panade de violon et accordéon, rythmes speedés, compositions peu convaincantes et choristes sans voix…
Le concept est évidemment pompé sur les Pogues et la Mano Negra (reprise de la Mala Vida “d’un ami à moi” selon le chanteur Eugène Hütz), mais la concrétisation musicale est décevante. Non, le point fort des Gogol, c’est leur présence scénique.
A commencer par celle du leader du groupe Eugène Hütz, sorte de croisement entre Borat et Manu Chao, torse nu, moulé dans son bermuda de sport jaune, foulard à paillettes noué autour de la taille, cheveux noirs ébourriffés décorés d’une croix gammée barrée, gesticulant comme un possédé, torturant sa guitare sèche tel un punk catalan, bondissant d’un côté à l’autre de la scène.
Le reste de la bande est aussi pittoresque: un barde au violon qui a certainement un passé de folkeux celtisant (le seul avec de la voix), un accordéoniste bedonnant au prénom russe (ou ukrainien), deux choristes hésitantes à mi-chemin entre les Zap Mama et Franco Dragone…
Bref, après le punk rock, le celtic punk et le reggae punk, les Gogol ont inventé le circus punk.
Seul moment de grâce, pendant le rappel, le chanteur empoigne sa guitare et interprète un morceau en roumain, sans doute pour la première fois de sa vie. Le public a apprécié.
Autre instant intéressant, la petite allusion moralisante à l’incident entre le Président Basescu et une journaliste qu’il a traité de “tzigane malpropre” en ouverture de la reprise de “Mala vida”… Le public a réagi, mais j’aurais donné cher pour lire à ce moment les pensées des robocops de la compagnie de sécurité qui sponsorisait le concert. Mais je ne suis pas sûr qu’ils comprennent l’anglais…
Les Gogol Bordello sont en tournée en Europe et seront de retour en Roumanie en juillet.
Et la page wiki: http://en.wikipedia.org/wiki/Gogol_Bordello
Le saviez-vous? On peut extraire l’or du minerai par un traitement au cyanure. C’est très efficace: on récupère ainsi jusqu’à 89%, contre 70 ou 75% par la méthode classique par flottation. Mais c’est un rien polluant aussi.
C’est le cheval de bataille d’un groupe canadien Gabriel Resources.
Via sa filiale Rosia Montana Gold Corporation, il entend extraire jusqu’à 600 tonnes (635.000 onces) d’or par an d’un site à ciel ouvert connu de longue date pour ses filons: Rosia Montana, dans les monts Apuseni, en Transylvanie, non loin de Cluj.![]()
L’exploitation du temps des Daces, des Romains, puis au 20ème siècle a procuré pas mal de métal jaune, mais il en resterait. Combien et à quel prix? La question mérite d’être posée, car le cours de l’or, pourrait mettre à mal la rentabilité de ce projet.
Autre aspect du problème: les mines antiques constituent un héritage archéologique de valeur qui risque de disparaître. ![]()
Le village, avec son patrimoine et sa population mélangée de Hongrois, d’Allemands et de Roumains, est en tout cas menacé dans son existence.
Il serait en grande partie rayé de la carte pour faire place à une mine gigantesque à ciel ouvert. La population serait déplacée et un nouveau village serait construit.
Les risques écologiques ne sont pas minces: un rejet accidentel de cyanure dans les eaux de ruissellement menacerait tout le bassin du Danube, via son affluent la Tisza. La Hongrie s’en est d’ailleurs émue, se souvenant d’un incident analogue à Baia Mare il y a quelques années.
Des citoyens se sont opposés à l’initiative menée de main de maître par Gabriel Resources. C’est sans doute le premier exemple d’un combat important mené par une ONG contre un puissant groupe privé en Roumanie.
Jusqu’à présent, cette lutte a été marquée par plusieurs victoires en justice pour l’ONG, mais aussi par des violences et des menaces de la part du groupe minier.
Le village s’est vu priver de son médecin à qui on a offert une importante somme d’argent pour mettre les voiles, affirme un villageois.
L’exploitation n’a pas encore commencé, mais sous couvert de sondages, de nombreuses irrégularités ont été enregistrées par l’ONG Alburnus Maior.
Dans le village, le revêtement de la chaussée n’est plus entretenu et de nombreuses maisons sont en ruine: fenêtres ouvertes à tout vent, toits éventrés laissant entrer la pluie.
D’autres habitations au contraire sont pimpantes. Leurs habitants ont souvent vendu une de leurs propriétés pour rénover l’autre ou les autres…
Certains refusent de vendre.
On voit aussi beaucoup de voitures neuves dans la vallée. Visiblement la manne de Gabriel a déjà profité à pas mal de gens.
La société a non seulement acheté une partie des maisons de la vallée, mais elle a aussi investi dans des équipements collectifs, ouvert des centres d’information ou internet. Elle construit déjà une route en vue de l’exploitation. Bref, elle agit déjà comme si tous les feux étaient au vert, ce qui n’est pas encore le cas.
Dernier épisode en date des intimidations à l’égard d’une population que le groupe devrait déplacer pour procéder à l’exploitation: on rachète les morts pour transporter les cimetières, jusqu’à 2600 euros le défunt transféré, annonçait le quotidien Gândul du 30 mars 2007…
Plus d’infos sur http://www.rosiamontana.org/
Un autre point de vue défend le droit à la libre entreprise et vante les retombées économiques pour la région, en écho dans le documentaire “Mine your own business” (entièrement financé par la Rosia Montana Gold Corporation) notamment, comme l’explique Fox News:
Ou alors le site très bien fait de Gabriel Rosia Montana: http://www.gabrielresources.com/home.htm
Un mot résume à lui seul tout le spectacle “O vara fierbinte pe Iza” (“Un été ardent sur l’Iza”).
La musique des guitares et des violons fait bondir Vava tel un diable du Maramures.
Les percussions rythment du martèlement de ses pieds.![]()
Elle s’empare du tambour comme dans le film de VS.
Les chants des deux choristes l’entraînent dans un tourbillon de folie.
Quelle force!
Plus de photos sur http://picasaweb.google.com/jfherbecq/OFaraFierbintePeIza
En postface, la lecture d’IS dans les commentaires est vivement conseillée.
Ils étaient quelques dizaines hier soir à exprimer leur joie après la victoire du “non” à la suspension du président Traian Basescu sur la place face au Théâtre national de Cluj.
Drapeaux orange et farandoles.
La participation était de 44% et 74% des votants se sont prononcés contre la suspension du Président.
Nous avons assisté au spectacle du foyer du Théâtre où était organisée la réception qui suivait la première de “O vara fierbinte pe Iza”.
Après les douces vallées du Banat à Herculane, il a fallu un seul coup d’aile (mais tout de même huit heures de route) pour rejoindre Cluj où se jouera demain la première du nouveau spectacle mis en scène par Mihai Măniuţiu au Théâtre national.
A l’affiche, Vava mais aussi un groupe, Iza, du Maramureş, qui joue live sur scène:quatre musiciens polyinstrumentistes (percussions, violons, guitare).
Le tout est décrit comme un “spectacle de musique traditionnelle avec de la danse contemporaine extrême”.
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Ce samedi, les Roumains sont appelés aux urnes. C’est un peu la grande scène du troisième acte dans la saga politique qui oppose le Président à son Premier ministre et à la vieille garde.
Sous le coup d’une suspension votée par le Parlement, le Président Basescu affronte une sorte de plébiscite qu’il devrait gagner. La question posée au référendum est cependant trompeuse: estimez-vous qu’il faut suspendre le Président, dit-elle en substance.
Répondre DA (oui) signifie renvoyer le Président, NU (non) c’est le soutenir. Inutile de dire que dans la tête de nombreuses gens, la confusion sera grande. Les “daïstes” faisant eux-mêmes campagne avec des photos de Traian Basescu (peu flatteuses il est vrai).
Ce montage devrait clarifier les choses:
Hunedoara était quasiment sur la route pour venir de Hongrie à Bucarest et pourtant je ne m’y étais pas arrêté. J’avais comme un doute sur la qualité de l’endroit. D’une part, il y a ce château magnifique, de l’autre, c’est une cité industrielle en déclin peu engageante.
Vérification faite: en remontant vers le nord direction Cluj, c’est un petit détour pour entrer dans Hunedoara par ses quartiers tziganes aux palais inachevés. Traversée du centre sans intérêt pour trouver le château de Corvin datant du 15ème siècle encerclé de friches industrielles portant la bannière de Mittal Steel.
Construit par Janos Hunyadi et son fils Mathias Corvin, le château de Hunedoara est le symbole de la présence hongroise dans ces contrées. Cet exemplaire édifice gothique ne plaisait guère au Conducator qui l’a flanqué d’un immense complexe sidérurgique aujourd’hui quasiment à l’arrêt et en train de rouiller.
Les Bains d’Hercule ont bien sûr une origine antique romaine, mais surtout un cachet austro-hongrois un rien défraîchi. La station est au fond d’une étroite vallée qui empeste le soufre.
L’hôtel Ferdinand jouxte des établissements de bains désaffectés semblables à ceux de Marienbad.
A côté, 500 mètres plus haut, l’hôtel Roman dresse ses étages de béton sur pilotis au-dessus de bains d’époque romaine. Nous avons opté pour le premier.
Heureux hasard: je remarque que le Roman milite pour le oui au référendum de samedi. Voter oui équivaut à voter contre le président Basescu symbole de la rénovation en Roumanie et sous le coup d’une démission votée par un Parlement contrôlé par les affairistes.
Voter non signifie soutenir ce président réformateur malgré tout, ce que défend la propagande déposée à notre hôtel…
La station s’étale le long de la rivière Cerna sur plusieurs kilomètres. Les sources jaillissent à 57 degrés. L’eau est refroidie entre 30 et 37 degrés pour les bains et piscines.
Le traitement est utile contre divers maux gastriques et les rhumatismes. Il est vigoureux et efficace!
La plupart des bains appartiennent aux hôtels, mais certains, les “strands” sont en plein air et fort agréables.
Quel bonheur de se détendre dans l’eau chaude et sulfureuse entre les montagnes verdoyantes…
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Une paire de ciseaux made in China, vous savez, comme on en vend chez Ikea. On était tellement scié de se faire délester d’un butin aussi quelconque qu’on n’a pas pu réagir.
Le douanier roumain les avait vu traîner sur le tableau de bord.
Après un coup d’oeil aux passeports et à la carte grise, il a demandé à les examiner. Les ciseaux lui plaisaient: ils coupaient bien. Il a voulu les garder. On aura tout vu…
La Serbie a conquis nos coeurs: elle gagne l’Eurovision, s’impose au tennis, préside le Conseil de l’Europe. La Serbie, c’est sans doute – au moins pour Belgrade – la destination touristique européenne la plus digne du label “Best kept secret”.
Mêmes ces photos ne sauraient montrer toute la beauté de l’endroit.
De Zemun, l’ancien Semlin austro-hongrois, avec ses guinguettes au bord de l’eau, son poisson grillé et son bon Chardonnay bien frais et bien sec.
D’une croisière vespérale sur le Danube et son affluent la Save, entre les îles et la forteresse prise aux Turcs.
Des terrasses, des places et des parcs de Belgrade. De son intense vie culturelle, avec ses expos, ses musées, y compris le vieillot musée de l’armée…
Des promenades sur les berges, le long des barges, des trajets le long du Danube enfin bleu.![]()
Johan pense y organiser des vacances à vélo. Autre moyen de locomotion en vogue dans la capitale serbe: le Hummer. L’importateur s’est offert une pub impayable sur toutes les télés possibles en 1999 lors de la capture de cet authentique Hummer de l’armée américaine par les forces serbes. Depuis il est exposé à l’entrée du Musée de l’Armée.
