Between the woods and the water


Day 94 Drobeta Turnu Severin
7 mai, 2007, 7:49
Classé dans : Bucarest-Ouest, belgrade, life

Près de 350 km de Bucarest, plus de six heures de route en général de bonne qualité, pas de chantiers, peu de poids lourds mais une chaleur déjà pesante, des villes roumaines sans grand intérêt  et des villages roms remplis de maisons palais orientalisants à moitié achevés.

dobreta-016.jpgEt pourtant Drobeta Turnu Severin vaut le détour. Rien que pour le nom cela valait la peine de venir. Dobreta, c’est le nom romain, le reste est roumain…

Bon, c’est vrai, j’ai un peu l’impression d’être le premier touriste qu’ils voient à Drobeta Turnu Severin depuis environ 10 ans, mais c’est très agréable: le port fluvial sur le Danube face à la Serbie, les rues piétonnes, le parc et les beaux bâtiments 19ème siècle, comme le théâtre…le Danube à Dobreta Turnu Severin 

Ici, à part l’un ou l’autre bloc brutaliste, la vieille ville a été bien conservée. L’air du fleuve est frais après la chaleur de la route.

Le centre est calme mais calme… Après Bucarest (et avant Belgrade) cela fait du bien. Les gens profitent des parcs et jardins. Tout est propre, net, vert.

Il y a peu de monde, quasiment pas de circulation. Silence.

Apéritif sur le port, face à la Serbie et aux bateaux de croisière. Les douaniers baillent aux corneilles. Les derniers rayons du soleil jouent avec les vaguelettes sur le fleuve.

Le temps passe lentement. Rien ne se passe, juste une péniche sur le miroir du Danube au soleil couchant…

synagogue de dobreta turnu severinLe guide renseigne comme attraction le musée avec la maquette du pont romain sur le Danube (il n’y en a plus aujourd’hui) et les vestiges de deux piliers côté roumain. Un aquarium en mauvais état.

Les banques, le théâtre, les maisons sur les belles rues du centre et le marché constituent le reste du décor, avec cette petite synagogue désaffectée mais encore debout.

Juste à côté, très près, on bâtit une nouvelle église orthodoxe, mais les travaux ont l’air au point mort et le béton armé tend vers le ciel ses bras manchots.

Le dîner sur la terrasse de l’hôtel “Tropical” était réussi même si j’étais le seul client: jardin aux roses géantes, écran géant avec The Travel Channel (c’est mieux que le populiste Gigi Becali en train d’éructer sa “psychologie” en direct sur une des chaînes commerciales) et dans l’assiette, la traditionnelle schnitzel-frites-salade de chou…

L’hôtel est bien tenu, un peu en dehors du centre, dans une rue calme, confortable, bien équipé (wifi, télé sat avec la RTBF et la VRT via BVN – j’ai vu Ter Zake…) et un bon rapport qualité prix. Les gérants ont des noms hongrois.

Rien à voir avec les grands hôtels renseignés dans les guides: anonymes, chers et un peu décatis, bien que mieux situés…

Et pour finir, c’est pas un tornado aux States, c’est plus calme, mais c’est de la vidéo bien amateur: