Les Portes de Fer, le trajet est incroyable. Au lieu de passer le fleuve en ferry ou sur un pont, on roule sur le barrage.
Du côté roumain, passage en douceur, il n’y a personne. L’agent demande mollement le but du voyage. De Bucarest à Belgrade? Sourire amusé. Le douanier somnole carrément, le soleil commence à taper vers 11 heures du matin.
Du côté serbe, pas plus d’agitation, sauf que j’emprunte d’abord la voie des camions, une douanière me fait passer dans la bonne ligne.
Pas de file puisque je suis le seul dans ce sens. Mêmes questions, plus une: “First time in Serbia”. Eeuh, non mais c’était il y a près de 25 ans… Là aussi sourire, un peu amer peut-être….
Les Portes de Fer étaient paraît-il encore plus belles avant la construction du barrage. Mais même maintenant, voir l’étroit défilé imposé au Danube qui se fraye un chemine entre les gigantesques roches reste un spectacle à couper le souffle.
C’est long, finalement pas si large pour un lac de retenue. Du côté serbe on admire le côté roumain, et vice-versa, je suppose, j’irai vérifier.![]()
La visage de Decebal taillé dans le rocher à la façon des présidents américains monte la garde: c’était lui le dernier roi dace avant la conquête romaine.
Après les crêtes, découverte d’une ville minière et de son profond trou: Maidenpek (minerais de fer ?). Le sol éventré est rose rouge, des camions et des pelleteuses s’affairent. Au fond resplendit le miroir turquoise d’un lac résiduel.
Et puis c’est l’autoroute, à péage. A l’entrée, un malandrin tente de m’arnaquer en jouant le stewart: il prend le ticket que crache le distributeur à mon approche et me le tend en me réclamant de l’argent (j’ai du mal à comprendre mais je crois 5 euros). Mais hop, je lui prend le ticket des mains: on paie à la sortie, évidemment… Bien essayé.
Pas une seule chambre de libre cette semaine à Belgrade: je me rabats sur Zemun, village autrichien faubourisé.
L’hôtel Zlatnic est largement étoilé et le mérite. Une semaine de budget logement y passe mais j’avais une excuse: tout est full plein completo bourré massacre.
La ville est très agréable, occidentale, moderne. Quel changement! (par rapport à 1982, je veux dire).
Sur la forteresse, on a tiré des coups de canons, fait jouer la fanfare militaire, face au soleil couchant, aux vieux joueurs d’échecs, aux gamins et aux bimbos:
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Coucou!! c’est dépaysant et instructif ton voyage au coeur du pays et des gens…
Commentaire par myriam de palma 9 mai, 2007 @ 8:40