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Petit trip chez les Hongrois de Transylvanie: une fois passée l’ancienne frontière entre le vieux Royaume et la Transylvanie, les températures se sont faites un rien plus basses.
Escale à Predeal, arrêts à Brasov et Sighisoara, traversée de quelques beaux villages saxons assoupis autour de leurs églises fortifiées, avant la découverte de Tirgu Mures, ville moyenne et calme. Ensuite direction Sovata et les bains salés où le temps passe à la fraîcheur, sous les 20°…
Cette baisse du mercure (à la Ciuc!) est générale ces jours-ci en Roumanie: la canicule marque à tout le moins une pause.
Ce petit coin de Transylvanie constitue une île hongroise en plein milieu de la Roumanie. Bilingues roumain-hongrois au mieux, les inscriptions sont souvent uniquement en magyar. A Odorheiu Secuiesc, chef-lieu d’un des départements à majorité hongroise (Székelyudvarhely), comme dans la ville de la mine de sel près de Sovata, (Praid), tout le monde parle hongrois et un peu roumain, heureusement pour moi…
Les parcs “mémoriaux” sont ornés de statues enrubannées aux couleurs hongroises. On vend des souvenirs divers, mugs ou t-shirt vantant la Grande Hongrie… Sensible…
Un bon petit hôtel à Odorheiu Secuiesc -Székelyudvarhely: http://www.lillapanzio.ro/. Et un bon resto: Petö, à la sortie du centre.
Petit avertissement: ce post ne vise personne, mais je ne peux m’empêcher de vous soumettre le texte suivant, trouvé sur le site d’un quotidien roumain et traduit par mes (pauvres) soins, car il m’a fait revenir à la mémoire les discussions de la réunion de rédaction de la VRT online au sujet de la recherche d’une bonne question pour le poll, vous savez cette question posée aux internautes à propos d’une actualité brûlante et qui sans en avoir l’air voudrait se faire passer pour un sondage.
Voici l’url où j’ai trouvé cette perle: http://www.evz.ro/article.php?artid=315882 et la traduc annotée:
“Critiqué pour des crimes commis dans le cadre de la Révolution de 1989 (chute du communisme en Roumanie) et des Minériades de 1990 (descentes de mineurs sur Bucarest pour réprimer les mouvements étudiants et démocratiques face au pouvoir post-communiste), Ion Iliescu (l’homme qui a pris le pouvoir et l’a gardé bon an mal an après la fin du régime communiste dont il est lui même issu) a déclaré à propos de Traian Basescu (actuel président) qu’il avait une mentalité phanariote (référence désobligeante à l’époque où les territoires roumains étaient administrés et exploités par une aristocratie grecque du quartier de Fener à Constantinople pour le compte de l’empire ottoman). Le chef de l’état a répliqué: Iliescu fait de la propagande soviétique (aimable allusion à son passé moscovite).
La question de la rédaction du journal: qui a raison? Le premier, le second, les deux ou aucun des deux (ou je ne sais pas)?
Amusant.
Pour l’instant c’est le premier qui gagne haut la main (78%) sur le second (8%). A noter que la réponse par défaut (la boule noire est affichée à côté du nom de Basescu) détermine le gagnant.
La vraie question semble plutôt être: les hommes politiques font-ils de leur mieux pour donner de la matière aux “polls” faciles à base de “one liners” percutants et pour les plus aguerris de conquérir les palmarès de YouTube, comme on l’a vu tout récemment avec Yves Hetwoord et il y a quelques mois avec le sinistre Daerden?
Ou les journalistes sont-ils condamnés à répercuter de la façon la plus simpliste possible les moindres dérapages de nos (ex-)excellences?
C’est vrai qu’en Roumanie aussi la jonction des mois d’août et juillet, c’est aussi la saison des concombres…
Magie: l’avion Blue Air qui devait me ramener à Bucarest était un JetTranAir, comme à l’aller. Et il avait trois bonnes heures de retard…
On est donc arrivé à pas d’heure, en tout cas pour les transports en commun, qui, quoi qu’en dise l’employé Blue Air, s’arrêtent à minuit, d’où recherche d’un taxi qui ne soit pas un requin et, coup de pot, j’en ai trouvé un sympa à partager.
Demain, direction le nord et la montagne car la canicule après une pause devrait reprendre.
Je rejoins Catherine et Béa à Targu Mures dimanche soir.
Des nouveautés sur la scène biérophile belge. Depuis quelques mois, cela bouge à nouveau.
A Bruges, une brasserie spécialisée en bières s’est ouverte à deux pas de la Grand-Place en mars 2006. Le Cambrinus (www.cambrinus.eu, Philipstockstraat 19) annonce 400 bières à la carte dont 8 au fût. Pas mal de raretés et de spécialités régionales comme la Alvinne Podge Belgian Imperial Stout ou les 3 Westvleteren. Quelques Cantillon, Dolle Brouwers, Blaugies, mais les plus rares ne sont pas là. Des bières inintéressantes y figurent toujours, un peu d’ayatollisme de la bière ne ferait pas de mal ici! Pourquoi la Maes est-elle proposée et qui a réellement envie de goûter une certaine “Sexy Pils”??? La carte mise en ligne me semble plus complète que la carte papier. Les prix sont honnêtes à défaut d’être bon marché (bière maison blonde ou brune à 2,75 euros, Westvleteren 10 à 6,95 pour donner les extrêmes, attention la Westvleteren 8 annoncée à 4,00 à la carte est facturée 6,50 à moins de contester!). Le menu est classique et suffisamment détaillé. Il est trilingue néerlandais français anglais. Les bières sont classées par genre, les couleurs des pages sont sensées aider à se repérer (blanc=blanche, rouge=fruits, etc. pour les pils, abbayes, trappistes, gueuze, brassins d’hiver…). La cuisine – classique (pâté à la bière, steaks, soupes….) ferme à 22h59 (!). Le décor de boiseries est confort et un peu neuf sur le schéma habituel pub/brasserie habituel. Le service est correct sans être amical, on est en terre touristique.
A Bruxelles, derrière l’hôtel de ville de Saint-Gilles, la mue du Moeder Lambik semble terminée et réussie. Des nouveaux patrons, un peu moins de poussière (mais il en reste!), des choix plus pointus à la carte (mais la nouvelle carte est toujours attendue…) et à la pompe (voir le tableau: 8 bières au fût dont le lambic de Cantillon, une délicieuse XX Bitter, une intéressante Margriet et une surprenante et aigrelette Lamoral D’Egmont), un projet de cave de dégustation et enfin des prix plus que corrects. Les patrons réussissent à communiquer leur enthousiasme et leur savoir à la clientèle qui évolue légèrement (moins de pottepeï, toujours beaucoup de students et d’amateurs). Bon à savoir, l’établissement aurait acquis le quart de la production de Crianza de la Brasserie de la Senne et les bières au fût sont plutôt très originales. Fermeture tardive comme le veut la tradition (vidange des pompes un peu avant 3 heures du matin, suivie du dernier verre).
Bref de la bonne et saine concurrence pour le Biercircus, l’Atelier, le Pouche voire le Delirium (qui affiche des prix de plus en plus élevés, me semble-t-il – 3,40 euros pour une Estivale- , mais est complet en pleine saison touristique…)
Au passage, une (petite) déception: à Gand le Hopduvel est bien sympa, mais sa bière maison, une triple est quelconque tendance plate et la bière du mois franchement gadget: la Captain Cooker au “manuka”, une herbe néo-zélandaise riche en antioxydants naturels… Pour le reste, le café est “gezellig”, un peu hors de sentiers battus et la carte assez correcte, mais une fois de plus le conseil absent et le service assez “student”. Au centre, le Dulle Griet avait même réduit sa carte en raison de Fêtes de Gand…
La présence roumaine à Bruxelles est plus importante que l’on croit. Quelques bonnes adresses.
Au centre tout d’abord, côté restauration, le “Bucarest” a disparu au Quai aux Briques, il a été remplacé par un restaurant africain…
Mais le quartier roumanise encore avec la Maison Arthis, (www.arthis.org), rue de Flandre. Arthis, “la Maison Culturelle Belgo-Roumaine” est une petite assocation d’éducation permanente qui organise quantité de cours et d’activités culturelles et sociales et dispose d’une biblitothèque.
Non loin de là, vous serez surpris de découvrir une chapelle orthodoxe roumaine installée dans l’église Sainte-Catherine. C’est récent, un peu bricolé et assez étonnant dans une église catholique romaine.
Le quartier de la rue Dansaert doit sans doute abriter quelques travailleurs roumains, ou moldaves, je ne suis pas sûr de leur accent…
Plus haut dans la ville, l’ambassade est installée rue Gabrielle à Uccle, et non loin, du côté de Ma Campagne, rue Morris, la jolie brasserie est-européenne “La Belladone” (www.labelladone.com) est fortement teintée de la roumanitude de son patron. La carte des vins est intéressante et représentative même si l’endroit est plutôt connu pour ses vodkas “arrangées”, c’est-à-dire aromatisées maison, selon la tradition russe de la nastoika. Attention ne pas abuser. Des concerts y sont parfois organisés mais c’est le décor, les bouquins et les jeux qui font le charme de l’endroit.
Une partie de la carte de la Belladone est alimentée par les produits importés par Cap Est (www.cap-est.eu), une société important des vins roumains et moldaves, ainsi que d’autres produits comme des confitures et des jus de fruits. Leur boutique a ouvert cette année rue du Page à Ixelles. Les responsables, un Roumain et un Belge, connaissent bien et aiment leurs produits, tous d’une grande qualité et proposés à bon prix, ce qui n’est pas rien…
Cap Est n’est pas seul: une épicerie roumaine a ouvert au début de l’année rue de la Reine, entre la Gare du Nord et Laeken. Avec son offre de produits alimentaires typiquement roumains, “La Bunicuta” mise évidemment sur la nouvelle clientèle des nombreux Roumains installés dans la capitale européenne, surtout depuis cette année.
Un autre commerce roumain existe près de la Gare du Midi, à la rue de Fiennes, me dit-on, plus de détails dès que j’ai le temps de le visiter!
Enfin, un peu plus au nord, un petit bout de Roumanie est également présent: c’est au Heysel, à Mini Europe, une réplique du Palais de Mogosoaia.
Le Tour de France est passé en Belgique lundi dernier. J’en ai vu quelques images à la télé. Mais du défilé et de la Garden Party du 14 juillet, rien. Ce sera pareil pour le 21 juillet. Ou pour les présentateurs des JT de la RTBF engagés dans une course à la plus grosse énormité pour passer sur YouTube.
Non je ne regarde pratiquement plus la télé depuis 6 mois, que ce soit en Roumanie ou en Belgique. Et franchement, cela ne me manque pas…
Comme c’est l’été, pareil pour la voiture: elle est toujours sagement garée à Bucarest et à Bruxelles je roule à vélo et j’utilise les transports en commun.
Ni télé, ni voiture: une conséquence étrange de mon année sabbatique. Très bien.
A propos de l’implantation d’une usine française en Roumanie, du numéro un de la production de roulements à bille pour automobiles:
“Nous avons choisi Sibiu pour l’infrastructure, mais aussi parce qu’il est situé aux pieds d’une zone alpine, ce qui est très important pour nous, les Français établis ici, du point de vue psychique : Annecy, notre ville, se trouve dans une zone montagneuse et la présence des montagne nous fait nous sentir comme chez nous”, affirme Serge Janier Dubry, directeur général de la fabrique SNR de Sibiu.
Source: http://www.investir-roumanie.com/spip.php?article3671
L’été des festivals est à peine entamé que la palme du meilleur concert de la saison peut déjà être décernée.
An Pierlé & White Velvet ont réussi un formidable set bourré d’énergie et très marrant en clôture du festival Plazey à l’ombre de la Basilique de Koekelberg.
Après un long récital consacré aux morceaux récents, le groupe d’An et Koen s’est vraiment lâché sur les vieux hits (“Sing Song Sally”) et les reprises (“C’est comme ça” des Rita Mistouko et bien sûr “Paris s’éveille” de Dutronc) en passant par des classiques plus intimistes (“Mud Stories”).
Alternant piano et accordéon ou tout simplement au chant, An Pierlé, apparue en robe d’été verte, tout d’abord emballée dans un imper transparent, a comme d’habitude volé la vedette à son groupe.
Surtout quand elle se saisit du micro, on ne voit qu’elle. Son jeu de scène est explosif.![]()
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Elle y a toutefois inclus le claviériste du groupe dans un final cahotique où elle va plus loin que Jerry Lee Lewis en martyrisant son piano.
Après l’instrument, elle s’attaque au pianiste qui a pris des beignes en tous genres avant de se rebiffer dans une sorte de shadow boxing entre lui et la chanteuse, tout en continuant à produire des sons (on ne peut dire jouer) sur le piano.
La fin est cocasse: An mord le mollet du pianiste… Ouf! C’est une marrante, An.
Après Cannes, Bruxelles encense le cinéma roumain: “California Dreamin’ (sans fin)” de Cristian Nemescu a reçu le Prix Iris du Meilleur Film au Festival du Film européen de Bruxelles.![]()
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Le réalisateur étant décédé en août dernier dans un accident de voiture, le prix a été remis à Andrei Boncea, le producteur du film.
Le film a aussi eu le Prix du public et le Prix Canvas de la VRT.![]()
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Synopsis et photos:
http://www.cinemotions.com/modules/Films/fiche/28363/California-Dreamin–(Sans-Fin).html
C’est le titre du roman de Didier Van Cauwelaert. Un aller simple pour Bruxelles, c’est ce que j’ai pris hier. Je suis donc arrivé ce soir en Belgique, à Charleroi avec la Blue Air qui nous a embarqué (avec une bonne heure de retard) à bord d’un vieux MD “Q80″ – 80 d’une compagnie dénommée JetTranAir (immatriculée YR-… quel pays est-ce?).
Mardi passé on a eu 45° en ville, hier, 38° sur la route. Ca existe le terme “réfugié caniculaire”? Sinon on vient de l’inventer…
A Bruxelles, vous connaissez le PleinOpenAir, le cinéma en plein air itinérant, militant et gratuit. A Budapest, il y a les “kert”, les cours-jardins animées de concerts ou de films comme au Szimpla.
Ici à Bucarest, on a depuis cet été un mélange réussi des deux: un cinéma plein air avec un bar et accessoirement un lounge (toujours en plein air) et une pizzeria. Le tout dans la cour d’une usine désaffectée du quartier Casa Academia/Elena et Rahovei, en marge du ’”Centre civique” de Bucarest. Cela s’appelle E-Uranus et c’est situé dans la rue du même nom: Strada Uranus, à deux pas de l’excellente brasserie “allemande” Becker.
Le mobilier comme le personnel est sympa. L’entrée payante est à 3 euros. La bière pas chère et moyenne. Le mobilier simple et créatif. Le son un rien cracra et l’image variable.
La programmation par contre est super: hier on a vu “Non ti muovere” de et avec Sergio Castellitto dans le cadre de la semaine italienne et la semaine prochaine l’Espagne est à l’honneur avec que du bon. Penélope Cruz était à l’affiche hier, peut-être la reverra-t-on dans un Almodovar bientôt?
Il reste à faire un peu de tam-tam autour de cet endroit sympa et prometteur, car les deux soirs que j’y ai été, le public était (très) clairsemé. Tous à E-Uranus!