Between the woods and the water


Day 155 Sing Song Sally
8 juillet, 2007, 11:58
Classé dans : art, bruxelles

L’été des festivals est à peine entamé que la palme du meilleur concert de la saison peut déjà être décernée.

An Pierlé & White Velvet ont réussi un formidable set bourré d’énergie et très marrant en clôture du festival Plazey à l’ombre de la Basilique de Koekelberg.

Après un long récital consacré aux morceaux récents, le groupe d’An et Koen s’est vraiment lâché sur les vieux hits (“Sing Song Sally”) et les reprises (“C’est comme ça” des Rita Mistouko et bien sûr “Paris s’éveille” de Dutronc) en passant par des classiques plus intimistes (“Mud Stories”).

Alternant piano et  accordéon ou tout simplement au chant, An Pierlé, apparue en robe d’été verte, tout d’abord emballée dans un imper transparent, a comme d’habitude volé la vedette à son groupe.

Surtout quand elle se saisit du micro, on ne voit qu’elle. Son jeu de scène est explosif.An Pierlé backstage à Werchter, 2001An Pierlé backstage à Werchter, 2001

Elle y a toutefois inclus le claviériste du groupe dans un final cahotique où elle va plus loin que Jerry Lee Lewis en martyrisant son piano.

Après l’instrument, elle s’attaque au pianiste qui a pris des beignes en tous genres avant de se rebiffer dans une sorte de shadow boxing entre lui et la chanteuse, tout en continuant à produire des sons (on ne peut dire jouer) sur le piano.

La fin est cocasse: An mord le mollet du pianiste… Ouf! C’est une marrante, An.