Between the woods and the water


La Roumanie de A à Z
3 décembre, 2007, 7:34
Classé dans : Bucarest-Ouest, romania

Aslan : mis au point par le Dr Ana Aslan dans les années 1950, le Gerovital H3, aux extraordinaires vertus anti-vieillissement, guérit tout ou presque : de l’arthrite à la dépression en passant par la chute des cheveux. C’est devenu l’emblème de la recherche roumaine, et un cadeau fort prisé.

Brancusi : le plus célèbre sculpteur roumain a été l’un des premiers à expérimenter dans l’abstrait. Surtout en France où il a passé une grande partie de sa vie.

Ceausescu : il aurait dû devenir cordonnier mais accède un peu par surprise au pouvoir en 1965. Après des années flamboyantes où il se positionne de façon très indépendante par rapport à Moscou, il fait sombrer son pays dans une dictature surréaliste qui lui vaudra même un télégramme de félicitations de … Salvador Dali. Son grand ami Mobutu fut très affecté par sa mort.

Dracula : “Le fait que Dracula n’ait pas existé ne veut pas dire qu’il n’existe pas”, écrit l’historien Lucia Boia. Le prince Vlad Tepes, l’Empaleur, du XVe siècle, est bien à la base de ce mythe souvent associé à Ceausescu, le “vampire rouge”.

Ecologie : mot inconnu en Roumanie jusqu’à il y a peu.

Francophonie : îlot de latinité dans un océan slave, la Roumanie conserve avec le français une fenêtre ouverte sur le monde, notamment sur l’Afrique.

Garde de fer : mouvement extrémiste des années 30 qui mêle mystique nationaliste, antisémitisme et ferveur orthodoxe. Ses “légionnaires de l’Archange Saint-Michel” ont finalement été éliminés, politiquement et physiquement, par le Maréchal Ion Antonescu.

Hongrois : principale minorité en Roumanie, 1,7 million sur les 22 millions de Roumains, ils représentent un cinquième de la population de Transylvanie où ils continuent d’affirmer leur identité après les années de chape de plomb du communisme.

Industrie cinématographique : depuis les succès des Cristi Puiu, Cristian Mungiu et Corneliu Porumboiu sans oublier le regretté Cristian Nemescu, le 7e  art roumain est reconnu. Mais derrière les Palmes d’Or et les prix, il y a des milliers de professionnels. De nombreux cinéastes étrangers viennent filmer en Roumanie profitant aussi des décors uniques, dont Francis Ford Coppola n’est pas le moindre.

Juifs : selon la commission Wiesel, “la Roumanie porte la responsabilité de la mort de plus de Juifs que n’importe quel pays autre que l’Allemagne elle-même”, mais à côté des massacres commis en Bessarabie, en Bucovine et en Transnistrie et malgré les persécutions, une majorité de Juifs de Roumanie a survécu à la guerre. Mais 250.000 Juifs et Roms ont été assassinés par le régime d’Antonescu pendant la guerre.

Kronstadt et Koloszvar : noms, respectivement allemand et hongrois, de deux villes de Transylvanie, Brasov et Cluj, ce qui illustre la diversité ethnique de la région.

Logan : plus de 700.000 exemplaires déjà écoulés en moins de quatre ans. Dacia a fait un carton dans 55 pays avec cette voiture voulue “à moins de 5.000 euros” par Renault. Produite dans sept pays dont la Roumanie, le Maroc et bientôt l’Afrique du sud, elle existe en trois versions, berline, break et van pour répondre aux besoins de tous les marchés émergents.

Manele : style musical à la mode. C’est un mélange de musique traditionnelle roumaine et de mélopées tziganes, dopé de pop commerciale aux relents orientaux. Compte sans doute autant d’amateurs, chez les jeunes et les Roms, que de détracteurs, chez les intellectuels. Les textes, souvent vulgaires, parlent d’argent et de femmes, de maffia et d’amour… C’est un peu le rap, le n’dombolo ou le zouk local.

Nouveau leu : un nouveau leu vaut 10.000 anciens lei et les nouveaux billets sont en plastique donc lavables en machine !

Orphelins : enfants des rues ou placés en foyers, ils constituent toujours une des catégories les plus défavorisées, même si on note une amélioration récente.

Petit Paris : surnom de Bucarest hérité de la volonté d’occidentaliser la ville et les mœurs au XIXe siècle.

Quadrilatère : deux départements bulgares du sud de la Dobroudja incorporés à la Roumanie entre 1913 et 1940. Prétexte à la défiance envers ce qui est bulgare.

Religion : la population roumaine est orthodoxe à 86%. La chute du communisme a laissé le terrain libre à une église orthodoxe aux valeurs conservatrices et nationalistes.

Sarmale : feuilles de chou en saumure farcies, plat national, accompagnées de mamaliga, sorte de polenta.

Tökés Laszlo : pasteur protestant hongrois qui mit le feu aux poudres en condamnant publiquement Ceausescu en 1989 à Timisoara. Vient d’être élu au Parlement européen.

Université : c’est sur la place de l’Université à Bucarest que la révolution de 1989 dégénéra. Plus d’un millier de manifestants tués. C’est le “kilomètre zéro de la démocratie en Roumanie”.

Végétarien : un repas sans viande n’est pas un repas. Sauf en période de carême.

Wurmbrand Richard : né à Bucarest en 1909, il a été, jusqu’à sa mort en 2001, l’un des plus grands prédicateurs chrétiens. Ce Juif allemand de Roumanie s’est converti au protestantisme et a passé 14 années dans les geôles communistes.
Xénophobie : les Roumains ont tendance à charger de tous les maux de la terre les Tziganes ou Roms qui représentent près d’un dixième de la population, mais bien moins selon le gouvernement.

Yuan : cigarettes, meubles, bicyclettes, agro-alimentaire : les investissements chinois affluent en Roumanie suite à l’entrée dans l’Union européenne. Un nouveau Chinatown est aussi en construction à Bucarest… dans le quartier appelé Europa !

Zizanie : ambiance de travail dans la classe politique roumaine.


4 commentaires jusqu'à présent
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I really appreciate this (and I wish I were able to comment in French)

Comment par monsoux

un dialogue interessant
bravo

—————————–
jbilou med
http://www.wowzik.com

Comment par Jbilou med

Les “Sarmale”, miam! Merci JF de les mentionner!!

à lire avant de commander ou préparer des sarmale: je me permets de préciser que le choux pour faire les papillottes est au préalable rendu croquant et aigre, par la conservation spéciale à la saumure. Les papillottes farcies, prennent ainsi un goût caractéristique, généralement inoubliable (sans compter le plaisir que certains trouveront à effacer définitivement de leur mémoire olfactive l’odeur du choux bouilli simplement).
!! Si vous allez dans un restaurant qui sert des sarmale, assurez-vous que c’est bien avec du “varza murata / acra” (choux aigri à la saumure).
Il existe également des sarmale en feuilles de vigne – procédé préalable similaire pour les feuilles.
qu’il s’agisse de sarmale en feuille de vigne ou de choux, elles peuvent parfois être farcies sans viande – une farce à base de riz – par exemple en période de jeûn. cela se précise: “Sarmale cu orez”. c’est une variante.

Il y a très peu de gens qui savent encore conserver les feuilles de choux / de vigne pour les “sarmale”.
lorsque les sarmale se comercialisent, la tentation est d’utiliser du choux bouilli ou de mettre du citron ou poudre de citron, ne sachant pas ou plus comment se procurer la “varza acra/murata”.
Ce plat traditionnel est préparé de façon traditionnelle dans 99,9 des ménages roumains.
Délicieux !

Il n’y a pas à ma connaissance de norme européenne pour la préparation des sarmale.

Des “sarmale traditionnelles” dignes de ce nom respectent leur ..identité culinaire :)

En roumain, on dit:
“Sarmale în foi de varza” sous-entendu “cu varza murata”(sarmale en feuilles de chou aigri à la saumure),
“Sarmale în foi de vitza” (sarmale en feuilles de vigne)
on peut les dévorer accompagnés avec de la “mamaliga” (polenta) et/ou napées de crème fraiche.
“sarmale” = pluriel. singulier: “o sarma” mais vu le délice, le singulier est rarement employé sauf pour demander encore une, et encore une… (par ailleurs, c’est féminin)
Bon apétit,
Irina

Comment par irina

Il y a encore d’autres adresses roumaines en Belgique ici: http://www.rombel.com/modules.php?name=Forums&file=viewtopic&t=211

Comment par jf




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